MILLÉSIME BIO
Défendre la filière viticole et l'agriculture biologique ? Pas simple par les temps qui courent. C'est pourtant ce qu'ambitionne la 33e édition du salon Millésime bio, qui se tiendra du 26 au 28 janvier prochains, au parc des expositions de Montpellier. Avec cette année encore, des nouveautés dans la besace, notamment des semi-regroupements par région et l'entrée des no-low bio dans la danse.
Rendez-vous du 26 au 28 janvier prochains pour la 33e édition de Millésime bio, au parc des expositions de Montpellier.
© Crédit photo : Sudvinbio
Porté "par des vignerons bio, pour des vignerons bio", Millésime bio se veut être le porte-voix d'un modèle de production vertueux pour l'environnement, la société, la santé de ses vignerons et de ses consommateurs. "La viticulture biologique génère de nombreux bénéfices, notamment au profit de l'eau, de la fertilité des sols, de la santé et on l'oublie, au profit aussi de la gestion de l'argent public, car le financement de la bio permet de réduire les frais de santé et les frais de dépollution", rappelle Olivier Goué, directeur de l'association SudVinBio, aux manettes du salon, ce mardi matin en lançant la conférence de presse de l'édition à venir. L'objectif, surtout : "Montrer que malgré les alertes de politique publique, tout n'est pas noir et qu'il y a des raisons d'espérer", pointe le directeur du salon.
Avec ses 1 400 exposants, ses 10 000 visiteurs professionnels et ses plus de 10 000 références bio, "le salon s'est installé comme la place du marché mondial des vins bio et des autres boissons", rappelle Jeanne Fabre, présidente de la commission 'Millésime bio' de SudVinBio. "C'est une originalité qui met sur un même niveau l'ensemble des producteurs présentant leurs cuvées, pour que seule compte la dégustation, et pas une compétitivité de marketing ou d'image." Et de préciser : "Par des vignerons, pour des vignerons. C'est l'ADN de Millésime bio. Et c'est bien ce qui nous anime dans le fait de le faire évoluer tous les ans", précise la vigneronne des Corbières. Et des évolutions, il y en a pour ce millésime 2026.
Tout d'abord, la famille accueille un nouvel élément, avec, pour la première fois, la présentation de vins no-low bio, également inscrits au concours Challenge, dont le jury - présidé par le sommelier Meilleur ouvrier de France Xavier Thuizat, chef sommelier de l'Hôtel de Crillon - se réunira en amont du salon, les 13 et 14 janvier. Ensuite, "pour répondre à une attente grandissante des exposants et visiteurs", des semi-regroupements seront faits par région ou pays, "pour faciliter l'exploration du salon" : les familles Languedoc, Pays d'Oc, Vallée du Rhône et vins de France seront dans le hall B2, quand le Roussillon, Bordeaux, le Sud-Ouest et l'Allemagne-Autriche sont regroupés dans le hall B3 avec Demeter et Biodyvin, et la Provence, la Corse, l'Italie, la Champagne seront eux avec les no-low bio, dans le hall A2. Le hall A1 accueillera la Bourgogne, la Loire et l'Espagne.
Pour qualifier la clientèle et le visitorat, un service de conciergerie est mis en place (transport, navettes etc.) et "un nouveau service de wine-tour est proposé aux prospects lointains, pour optimiser leur venue et leur permettre d'aller dans les vignobles", précise Jeanne Fabre. Enfin, la convivialité du salon n'est pas oubliée avec la tenue, lundi et mardi soir, de moments "guinguette", dans l'accueil A, à partir de 18 h 30, "pour que les exposants accueillent leurs acheteurs dans une ambiance plus conviviale, mêlant food trucks, musique et dégustations."
Le tout en conservant ce qui fait la singularité de ce salon professionnel : un même format de stand pour tous les exposants. Sans oublier les masterclass et les conférences capitalisant "sur le savoir-faire des experts de la filière", notamment autour "du saké et des tendances vins blancs et bulles en Allemagne", dévoile Jeanne Fabre.
Vigneron dans le Gers et président depuis juillet dernier de SudVinBio, Julien Franclet veut que ce salon "porte un message" : l'espérance. "En 2024, nous comptons 142 000 ha en bio en France, sept fois plus qu'en 2010. La croissance est nette, plus ou moins régulière, mais sans arrêt. Certes, les dynamiques de conversion fluctuent selon les années [22 702 ha en 2024, ndlr], mais nous avons aussi des phénomènes de pics et de creux réguliers. Économiquement, la situation est tendue, que ce soit en termes de trésorerie ou de pression technique, notamment sur le cuivre, et cela peut freiner les volontés."
Si en six ans le vignoble a doublé en surface, la croissance n'a augmenté que de 50% en valeur, "ce qui explique le scepticisme ambiant", poursuit Julien Franclet, qui voit toutefois des raisons d'espérer dans les données de l'Agence bio : hormis la grande distribution (GD), tous les créneaux sont en effet en croissance. Pour lui, la reprise passera par l'export et la reconquête du marché français de la GD. L'accord de durabilité qui vient d'être acté pour les IGP Pays d'Oc et doit faciliter l'orientation des prix en bio en Occitanie, est "une très bonne nouvelle (...), qui va permettre d'assurer du revenu pour les vignerons et de renouer avec la croissance en grande distribution". Mais il reste prudent : "Mais nous savons tous que la solution viendra du consommateur." En ce sens, l'étude commandée pour le salon à l'Observatoire de la société et de la consommation (Obsoco), sur les représentations et les habitudes de consommation concernant les vins bio, "doit guider nos réflexions".
Cette étude met en lumière une nouvelle segmentation des consommateurs de vin bio déclinée en six grands types : les fermés (24%), "perdus pour la cause", pointe Agnès Crozet, directrice adjointe de l'Obsoco ; les épicuriens (18%) et les statutaires (12%), qui consomment fréquemment du vin bio, "les premiers associant le vin bio au plaisir, au goût et à l'écologie, les seconds consommant du vin bio, mais sans conviction forte" ; les conflictuels (5%), qui consomment du vin bio "mais ont besoin d'être confortés sur la qualité et la valeur environnementale" ; enfin, le groupe des disponibles (22%) et des pragmatiques (19%), les premiers n'étant "pas hostiles au vin bio, mais ont besoin d'être accompagnés, y compris sur le point de vente", quand les seconds sont "convaincus par leur qualité, mais freinés par l'idée qu'ils se font du prix".
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