Avec ce projet présenté à Eyguières le 25 janvier dernier, les partenaires entendent mettre le territoire au service d’une alimentation locale, durable, de qualité, accessible à tous et favorisant les circuits de proximité.
Transformer une contrainte en opportunité : c’est ce que s’apprête à réaliser la direction de la Somimar, la société gestionnaire du Marché d'intérêt national des Arnavaux, en construisant 45 000 m2 de bâtiments industriels et commerciaux, sur un espace foncier amputé de 20 % (soit 20 000 m2 d’entrepôts), par la réalisation de la L2 (rocade marseillaise).
“Certains y ont vu la disparition programmée à court ou moyen terme du Min”, a ironisé Didier Zanini, conseiller de la métropole et président de la Somimar, lors de son discours de présentation de la nouvelle mouture du marché. “Nous avons été amené à réfléchir, non pas à la réorganisation d’un Min dans un espace plus réduit, mais à repenser une nouvelle infrastructure moderne et efficace”, a précisé M. Zanini, en évoquant un Min du XXIe siècle. Le projet, très ambitieux, prévoit en effet de doubler, dans les trois ans à venir, les volumes de production, l’emprise immobilière (en densifiant les constructions), le chiffre d’affaires et les emplois permanents (1 500 nouveaux sont annoncés). Le coût des travaux, estimé à 84 millions d’euros, sera en partie financé à hauteur de 35 % par les utilisateurs du Min des Arnavaux (promoteurs, grossistes, logisticiens, distributeurs, producteurs). Les 65 % restant seront apportés par les collectivités publiques (Métropole Aix-Marseille Provence, Département, Région).
Les deux Min du département appelés à se rapprocher
En parallèle au programme immobilier, la direction du Min prévoit d’élargir la gamme de produits proposés : fruits et légumes ; fleurs ; produits carnés ; viande halal ; fromages ; produits du terroir?; et enfin les produits de la mer avec le port de pêche de Saumaty, dont la Somimar prendra la gestion en mars 2019. De nouveaux usages sont également prévus avec un incubateur de start-up spécialisées dans la “Food-tech”, en partenariat avec des écoles d’ingénieurs agro, dont celle de Montpellier. D’autres structures verront le jour en 2022 : une plate-forme numérique pour le e-commerce alimentaire, un hôtel de 90 chambres, des espaces de co-working et une halle commerciale de 3 000 m2, ouverte au grand public, dont la vocation sera d’être une “vitrine de la production locale”. La Banque alimentaire mettra enfin en service un atelier de transformation de fruits et légumes non commercialisables (compotes, confitures, soupes…) dans un entrepôt de 300 m2, dès juin prochain.
Le Min des Arnavaux aura, par ailleurs, vocation à être complémentaire de son homologue de Châteaurenard, qualifié par Didier Zanini de “Min de production, au nord du département”, par opposition à celui de Marseille, “un Min urbain et un marché de distribution, pour le sud des Bouches-du-Rhône”. Comme l’a rappelé Martine Vassal, présidente du Conseil départemental et de la Métropole (autorité de tutelle du Min), à l’adresse des dirigeants de la Somimar : “Le prochain challenge, à l’issue de la transformation en cours, sera de créer des passerelles avec les Min de Cavaillon et de Montpellier (…) Nous ne sommes pas en concurrence, mais tous liés ensemble pour construire un arc méditerranéen attractif au plan économique, social et économique.”
Julien Dukmedjian
ICI
Votre encart
publicitaire !
CHAMBRES D'AGRICULTURE
Samuel Masse, ancien président du Ceja

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

10/05/2023
28/04/2023
06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner