Salon de l'agriculture
Mardi, le parcours de visite du Premier ministre, Gabriel Attal, l'a conduit jusqu'en Occitanie, où il a participé à l'inauguration des stands avec la présidente de Région, Carole Delga.
Finalement la visite du Premier ministre, Gabriel Attal, mardi, a coïncidé avec l'inauguration des stands de la région Occitanie.
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Journée plus calme que pour le président de la République, mardi, pour le Premier ministre, Gabriel Attal, qui se prête volontiers aux dégustations dans les allées du salon. En fin de journée, il arrive en Occitanie et fait notamment un long arrêt sur le stand de l'Hérault, où le président de la Chambre d'agriculture, Jérôme Despey a pu lui rappeler les attentes de la viticulture sur le stockage privé ou les aides pour les entreprises aval. Il a également appelé à un grand plan pour l'agriculture méditerranéenne face au changement climatique, et une nouvelle politique de l'eau, pas seulement pour accélérer les procédures, mais pour surtout changer la règle.
La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a pour sa part réclamé de prendre la main sur les achats de denrées alimentaires pour les cantines des lycées et des collèges. En tant que présidente des Régions de France, elle a signé avec François Sauvadet, président de Départements de France, "la demande que les gestionnaires dans les collèges et dans les lycées soient sous notre responsabilité pour qu'on puisse atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés : 75 % de produits locaux, de produits bio à la fin du mandat".
Lors de son point presse, elle est allée plus loin : "Il est temps de décréter l'urgence agricole et de passer des paroles aux actes." Plus grande région agricole, l'Occitanie est aussi celle où le revenu agricole y est le plus faible, "du fait d'exploitations souvent de petites tailles et familiales". Ici, "on préfère les voisins aux hectares", souligne le vice-président, Vincent Labarthe.
"La Région Occitanie prend sa part, depuis longtemps, avec deux plans pour l'agriculture bio, la création de la première foncière agricole régionale de France, les contrats agriculture durable, une politique de l'installation des jeunes et nouveaux agriculteurs performante, une centrale d'achat régionale, Occit'Alim, pour l'approvisionnement en produit locaux et bio des cantines des lycées...", égraine Carole Delga. "Aujourd'hui encore, face à la crise, j'ai décidé de proposer deux nouvelles mesures exceptionnelles sur les investissements et l'installation des jeunes, qui viennent s'ajouter aux mesures d'urgence sur l'irrigation agricole lancées il y a quelques jours. Mais seul, nous ne pourrons pas tout."
Ainsi la Région a décidé un abondement de 22 millions d'euros pour le Dispositif unique d'investissement des exploitations agricoles et des Cuma, dont l'enveloppe globale passe de 28 à 50 M€.
Elle a expliqué cette décision par un afflux de demandes avec "1 200 dossiers, c'est-à-dire plus du double d'une année de début de programmation". Quand on est en début de programmation de crédits européens, "la première année est toujours importante. On avait pris comme équivalent le budget de la première année de programmation il y a cinq ans, et on avait rajouté 25 %, mais malgré cela ce n'est pas suffisant", a-t-elle justifié.
L'autre mesure cible les jeunes agriculteurs, afin d'éviter des retards d'installation : le 'Pass exploitation' permettant de financer les investissements des exploitations, initialement plafonné à 20 000 € de dépenses éligibles, est porté à 100 000 €.
"Il est essentiel que le gouvernement donne un cap politique fort qui concilie agriculture, écologie et justice sociale. Le gouvernement doit protéger l'agriculture française. Il doit le faire en faisant respecter la loi Egalim, ou encore en agissant contre les accords commerciaux internationaux qui la menacent. Il faut également donner plus de pouvoir localement pour s'adapter aux spécificités des territoires. Ce n'est qu'au prix d'un effort collectif que nous pourrons redonner de la confiance et de la reconnaissance à nos agriculteurs, viticulteurs, éleveurs, pêcheurs, à nos concitoyens qui travaillent au quotidien pour nous nourrir, tout en assurant notre souveraineté alimentaire."
La journée de mardi a débuté par l'inauguration du stand de l'Hérault, en présence du préfet de Région, Pierre-André Durand et du préfet de l'Hérault, François-Xavier Lauch, qui n'a pas manqué de saluer le soutien apporté par le Département à son agriculture.
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La journée de mardi a débuté par l'inauguration du stand héraultais, en présence du préfet de Région, Pierre-André Durand et du préfet de l'Hérault, François-Xavier Lauch, qui n'a pas manqué de saluer le soutien apporté par le Département à son agriculture. "Les agriculteurs sont les premiers organisateurs des espaces dans lesquels on vit", rappelle Yvon Pellet, vice-président du Département 34. "Ils sont les premiers écologistes de ce territoire ! [...] Le département de l'Hérault, c'est l'agriculture, mais aussi plein d'autres choses : l'Œnotour, l'Œnovélo, l'Œnorando... L'occasion de découvrir ce beau département de l'Hérault et ses produits de qualité." Yvon Pellet a rappelé que le Département soutenait les agriculteurs via de nombreux dispositifs : le Projet alimentaire territorial, le bio dans les cantines des collèges, l'irrigation raisonnée et modérée... Soulignant l'engagement du Département aux côtés des viticulteurs héraultais, particulièrement impactés par le changement climatique, il a évoqué les solutions actuellement expérimentées autour de l'irrigation, de la modernisation des réseaux, de la recherche et de l'innovation avec les cépages résistants, ou encore pour combattre la flavescence dorée.
Françoise Laurent-Perrigot, présidente du Conseil départemental et Jérôme Bonet, préfet du Gard, inaugurent officiellement le stand.
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L'agriculture au cœur du département. Il n'y avait pas de message plus clair sur le stand du Gard, mercredi midi, pour l'inauguration. Un salon à l'importance toute particulière cette année "pour nos agriculteurs qui se sont récemment mobilisés pour préserver leurs métiers, leurs exploitations, leur avenir et avec lui, celui de nos territoires et des générations futures", note Françoise Laurent-Perrigot, présidente du Conseil départemental du Gard. Avec la présence de 'Bienvenue à la ferme', l'animation du stand est assurée par 11 agriculteurs et viticulteurs. Quatre sites remarquables du goût (les figues de Vézénobres, l'oignon doux des terrasses de l'Aigoual, les olivettes du Pays de Nîmes et le vin de Tavel, ainsi que la nouvelle AOP Vins Sable de Camargue étaient ainsi mis à l'honneur).
Une déclaration d'amour en quelque sortes, et un soutien indéfectible rappelé malgré les mobilisations. "Ce temps festif ne doit pas faire oublier la crise et le travail effectué", rappelle Jérôme Bonet, préfet du Gard. Un travail dans le temps court, avec un lien toujours maintenu malgré les tensions. Avec ses services et pour les agriculteurs, il est formel : "C'est le moment de lever les obstacles." Pas de tour de magie néanmoins, il faudra désormais avancer sur le temps long. Rappelant un message de proximité, il entend bien avancer sur les problèmes à régler pour redonner aux agriculteurs la capacité à vivre et à être fiers de leur travail.
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