Aude
Une réunion importante pour l'avenir de la filière viticole audoise s'est tenue le 23 janvier, à la préfecture de l'Aude. Une table ronde qui a rassemblé, d'un côté les parlementaires, députés, préfet et sénateur de l'Aude, et de l'autre, plusieurs présidents de syndicat, la coopération agricole et la Chambre d'agriculture, afin de trouver une solution pour sortir d'une impasse économique plus qu'inquiétante.
La profession viticole se dit "infaillible" et "unie" face au gouvernement qui doit trouver une réponse.
© Crédit photo : DR
Le président du Syndicat des vignerons de l'Aude, Frédéric Rouanet, a tenu à faire un dernier point en compagnie de tous les parlementaires et institutions régionales, avant le rendez-vous crucial du 26 janvier, où les dirigeants nationaux, de concert avec le ministre de l'Agriculture, devaient tenter d'apporter des réponses aux problématiques conjoncturelles que traverse la filière viticole dans son ensemble.
Le syndicat soulève les grands points alarmants que le gouvernement doit régler au plus vite, pour ne pas se retrouver dans une situation plus complexe qu'elle ne l'est déjà. Premièrement, "la distillation et l'aide au stockage sont urgentes à mettre en place", estime le président. "D'une part, pour assainir le marché et, d'autre part, pour calmer les profiteurs de la situation, qui proposent des prix lamentables à des gens qui pensent qu'il n'y a pas d'autres solutions. Entre un hectolitre à 50 euros à la vente et un hectolitre à 70 € à la distillation, le choix est vite fait. Cela permettra aussi d'établir un bouclier, afin d'éviter une chute vers des prix trop bas."
Deuxièmement, les viticulteurs font face à des charges qui ne cessent d'exploser. Ajouté à cela une baisse de consommation de vin, liée à l'inflation, et vous vous retrouvez avec, pour certains d'entre eux, une trésorerie proche du néant. Face à ce constat, le sujet n'est pas resté longtemps dans l'ombre. On parle aujourd'hui de 800 € de charges en plus par hectare par rapport à l'année passée. Un exemple parmi d'autres, "le prix des piquets, qui s'élevait entre 2 et 3 € l'année dernière, est aujourd'hui à un peu moins de 7 €. Ces charges nous sont de moins en moins supportables", estime Frédéric Rouanet, alors qu'en parallèle, "le prix du vin, lui, est le seul qui ne cesse de baisser".
Cette année, le nouveau référentiel de la HVE déchaîne les discussions. "La profession demande son arrêt total", car les viticulteurs "n'ont pas les moyens d'y aller". Ce référentiel qui, certes, souhaite répondre à la demande sociétale en matière d'environnement, demande davantage d'innovations et d'expérimentations, qui ne peuvent pas être soutenues financièrement par des viticulteurs déjà empêtrés dans une grande difficulté. Sans oublier, "qu'aucune contrepartie en termes publicitaires n'a été obtenue de la part du gouvernement, via le dispositif de la loi Egalim", rappelle Frédéric Rouanet. Dans ces conditions, une telle conjoncture demande une réaction forte, afin de calmer les choses et éviter la spirale infernale. "Nous croyons encore en notre métier et nous ne sommes pas encore arrivés à la situation que rencontrent nos collègues bordelais. Mais avant d'en arriver là, le gouvernement doit absolument prendre ce sujet au sérieux et mettre en place des solutions, car il n'en manque pas. Nous sommes patients, et cette réunion a montré l'unité infaillible de la profession viticole, du département jusqu'au niveau national, mais les viticulteurs sont à bout, et il y a des limites à ne pas dépasser."
ICI
Votre encart
publicitaire !
machinisme

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

10/05/2023
28/04/2023
06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner