DÉGÂTS DE FAUNE SAUVAGE
La DDTM de l'Hérault vient de publier une plaquette pratique recensant tous les recours disponibles pour les agriculteurs confrontés aux dégâts de lapins de garenne. Elle s'accompagne d'un rappel méthodologique de la Chambre d'agriculture : l'efficacité de la régulation dépend avant tout du respect d'un ordre d'intervention précis.
Disposer des bons outils ne suffit pas : encore faut-il les utiliser dans le bon ordre pour lutter efficace contre la pullulation des lapins. Un premier bilan mené à l'ouest du département avec les louvetiers semble le confirmer.
© Crédit photo : Getty Images - Stéphane Etienne
La plaquette éditée par la Direction départementale des territoires et de la mer de l'Hérault (DDTM 34) constitue un outil de référence pour tout agriculteur qui "constate sur son exploitation des dégâts causés par des lapins de garenne". Selon la zone - rouge ou orange - dans laquelle se situent les parcelles, les recours ne sont pas les mêmes. En zone rouge, où le lapin est classé espèce susceptible d'occasionner des dégâts (Esod), chasse, furetage et piégeage sont tous autorisés, ce dernier étant possible toute l'année par des piégeurs agréés. En zone orange, le piégeage n'est en revanche pas autorisé, et les périodes de chasse et de furetage sont plus restreintes.
Dans les deux cas, si les dégâts persistent, une demande d'intervention de la louveterie reste possible en dernier recours. En parallèle, des mesures préventives - clôtures adaptées, débroussaillage des zones refuges - peuvent limiter la pression sur les cultures, précise la DDTM.
Mais disposer des bons outils ne suffit pas : encore faut-il les utiliser dans le bon ordre. Un premier bilan mené à l'ouest du département avec les louvetiers le confirme, et fait état d'une baisse des populations, d'une réduction des dégâts et d'une meilleure protection des cultures : "L'efficacité de la régulation repose sur le respect d'un ordre d'intervention précis", relaye la Chambre d'agriculture de l'Hérault. Le furetage en premier, car il "permet de déloger les lapins directement dans les garennes et d'agir au cœur du problème" et de casser l'organisation de la colonie. Les tirs ensuite - de jour ou de nuit - pour réduire les effectifs dispersés. Ces tirs "viennent en appui du furetage, ils ne le remplacent pas".
L'étape suivante est souvent la plus négligée, et pourtant la plus déterminante : la destruction rapide de la garenne par le propriétaire-exploitant. "Si la garenne n'est pas détruite dans la semaine, les lapins reviennent immédiatement, recolonisent le secteur et tous les efforts engagés sont perdus", avertit la Chambre d'agriculture. C'est ce que confirment également les responsables de la Cuma de Mauguio et les responsables de la Chambre1 : réguler sans détruire les garennes ne sert à rien.
Après avoir prolongé l'ouverture de son formulaire de recensement pour les propriétaires souhaitant bénéficier d'opérations de furetage sur leur parcellaire jusqu'au 26 avril, l'organisme encourage désormais la mise en œuvre rigoureuse de cette méthode sur l'ensemble du territoire.
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