RISQUE INCENDIE
La Chambre d'agriculture et le Sdis 13 lancent un recensement des exploitants volontaires disposant de matériels susceptibles d'être mobilisés dans le cadre des incendies.
La Chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône invite les exploitants disposant de matériels susceptibles d'apporter un appui lors d'un incendie à se faire connaître, en remplissant un questionnaire de recensement disponible sur son site.
© Crédit photo : Sdis 11
Le risque incendie s'impose comme une menace récurrente dans les Bouches-du-Rhône : la combinaison d'une végétation particulièrement combustible, de sols asséchés, de températures élevées et de vents parfois violents crée des conditions propices à la propagation rapide des flammes.
Dans ce contexte, les espaces agricoles occupent une place stratégique dans la protection du territoire : en effet, les parcelles cultivées et entretenues peuvent constituer des zones de ralentissement du feu, des espaces d'appui pour les opérations des sapeurs-pompiers ou encore faciliter l'accès des moyens de secours.
Or, les exploitations agricoles disposent également de ressources matérielles qui peuvent, dans certaines situations, apporter un soutien aux opérations. C'est précisément cette capacité que la Chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône et le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis 13) souhaitent mieux identifier. Dans le cadre de leur partenariat, les deux organismes invitent donc les agriculteurs volontaires à se faire connaître s'ils disposent d'équipements susceptibles d'être mobilisés en cas de besoin.
Tracteurs, citernes, tonnes à eau, bétaillères, équipements de travail du sol ou encore engins adaptés aux opérations peuvent ainsi intégrer ce recensement. L'objectif n'est pas de constituer une force d'intervention parallèle, mais de donner aux services de secours une vision précise des ressources agricoles disponibles sur le territoire.
La connaissance préalable des moyens disponibles peut faire la différence lorsque la situation se dégrade rapidement. Lorsqu'un feu prend de l'ampleur, chaque minute compte et la capacité à identifier rapidement les ressources mobilisables constitue un atout supplémentaire pour les services chargés de coordonner les opérations. Le recensement lancé par la Chambre d'agriculture doit permettre de disposer d'une photographie des moyens agricoles susceptibles d'apporter leur concours. Il pourra notamment faciliter la mobilisation des équipements les plus adaptés en fonction de la nature du sinistre et du secteur concerné, tout en protégeant les populations, les exploitations et les espaces naturels.
Pour les agriculteurs, la démarche repose entièrement sur le volontariat et permet avant tout aux autorités compétentes de savoir quels moyens existent et pourraient éventuellement être sollicités, en cas d'incendie majeur.
Cette anticipation prend d'autant plus de sens que les agriculteurs sont souvent au plus près des zones rurales et disposent d'une connaissance fine de leur environnement de travail. Leur présence sur le territoire et leurs équipements peuvent représenter une ressource supplémentaire pour les opérations de secours, à condition que leur mobilisation soit organisée et maîtrisée.
Mais attention, la Chambre d'agriculture et le Sdis insistent toutefois sur un point essentiel : être recensé ne signifie en aucun cas être autorisé à intervenir de sa propre initiative. Un agriculteur disposant d'un tracteur, d'une citerne ou de tout autre équipement ne doit pas se rendre spontanément sur un incendie.
La mobilisation ne pourra intervenir que sur sollicitation du Sdis. Les agriculteurs appelés à apporter leur concours devront alors respecter strictement les consignes transmises par les services de secours et intervenir exclusivement dans le cadre défini par ceux-ci.
Sur un incendie, la multiplication d'engins et de personnes non coordonnées peut en effet rapidement compliquer le travail des secours. La bonne volonté, aussi précieuse soit-elle, ne peut donc se substituer à la chaîne de commandement. Dans un environnement aussi dangereux qu'un feu de forêt, intervenir sans connaître les consignes, les accès sécurisés ou l'évolution du front peut exposer directement l'agriculteur et les autres intervenants.
Le dispositif vise ainsi à transformer une ressource existante en véritable capacité d'appui, sans créer de risque supplémentaire. La mobilisation des agriculteurs peut constituer un soutien précieux pour les sapeurs-pompiers et contribuer à la protection des habitants, des exploitations et des espaces naturels. Mais son efficacité repose entièrement sur l'anticipation, la coordination et le respect des procédures établies par les services de secours.
Pour les agriculteurs qui souhaitent participer à cette démarche, le questionnaire est accessible sur le site de la Chambre d'agriculture. Dans un département où la menace des incendies impose chaque été une vigilance maximale, mieux connaître les moyens disponibles sur le terrain constitue déjà une première forme de préparation.
UTILE-
Agricultrice, agriculteur, vous avez des ressources matérielles qui peuvent, dans certaines situations, apporter un soutien aux opérations ? La Chambre d'agriculture a mis en place un site de recensement que vous pouvez retrouver via ce QRCode ou en cliquant ici.
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