DE FERME EN FERME 2026
Ce week-end des 25 et 26 avril 2026, les fermes des départements du Gard et de l'Hérault accueilleront la nouvelle édition 'De ferme en ferme'. Cette année, l'événement printanier veut rapprocher producteurs et consommateurs à travers la thématique de l'alimentation durable.
Dans le Gard, agriculteurs, pisciculteurs et représentantes de la FDCivam et du Conseil départemental se sont réunis, le 15 avril, pour présenter la nouvelle édition du rendez-vous 'De ferme en ferme' qui se tiendra les 25 et 26 avril.
© Crédit photo : JB
Rendez-vous incontournable du printemps, 'De ferme en ferme' revient le week-end des 25 et 26 avril dans les départements de l'Hérault et du Gard. Créé par les Centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural (Civam), cet événement est l'occasion pour les agriculteurs et agricultrices de montrer leur savoir-faire au public avec une thématique spécifique pour cette année, l'alimentation durable.
Depuis son origine dans la Drôme il y a près de 40 ans, il a conquis plus de 700 fermes au sein de 26 départements.
La manifestation gardoise, organisée par la Fédération départementale des Civam (FDCivam) et le Conseil départemental depuis 2013, mettra en lumière 60 fermes réparties sur dix territoires, allant des Cévennes au Pont du Gard, en passant par la Camargue.
"C'est une invitation à consommer local et bio", sourit Jocelyne Fort, présidente de la FDCivam du Gard. "38 de nos fermes sont labellisées en agriculture biologique et 17 adhèrent à la marque 'Le Gard Militant du Goût'. Nouveauté : la cuisine mobile de la Chambre de métiers et de l'artisanat se déplacera à la 'Spiruline Arc-en-ciel' à Saint-Christol-lez-Alès et à la pisciculture 'Les Fontaines' à Allègre-les-Fumades pour des démonstrations et des ateliers culinaires. Le restaurant de la pisciculture, en cours de création par le chef Raphaël Lenoir, se lancera en mode "soft opening" pour l'événement, avant son ouverture officielle le 1er mai. "Circuit court, économie durable respectueuse de l'environnement, savoir-faire d'hommes et de femmes, cet événement est transversal à toutes les politiques défendues par le Conseil départemental", complète Cathy Chaulet, vice-présidente en charge de l'Agriculture et à la qualité alimentaire. Chaque année, entre 14 000 et 18 000 visiteurs sont accueillis sur les deux jours dans le Gard, une fréquentation qui dépend, bien entendu, de la météo.
"Cette année, 39 fermes participent à l'événement", précise Julien Bécasse, animateur héraultais pour 'De ferme en ferme'. Au total, neuf circuits sont prévus s'étendant du Minervois à la Camargue, du bassin de Thau aux Cévennes, en passant par la métropole de Montpellier.
"Tous les ans, il y a des visites guidées commentées par les paysans et des animations, qui vont de la course de l'escargot à des discussions sur l'alimentation, ou des chasses au trésor." Plus de 6 000 visites ont été réalisées dans le département l'an dernier.
Chaque année, de nouvelles exploitations se joignent à l'événement. "Nous travaillons tout au long de l'année pour mobiliser de nouvelles fermes", explique Julien Bécasse. "Des professionnels nous contactent pour participer, notamment grâce au bouche-à-oreille, mais nous mobilisons également nos réseaux. Les fermes doivent répondre à un cahier des charges, être engagées dans une agriculture durable, autonome et respectueuse de l'environnement, mais pas nécessairement avoir un label." En revanche, aucune exigence sur les types de production, tout se retrouve au cours de l'événement : fleurs comestibles, l'élevage de bovins, apiculture ou encore culture de chanvre.
Cathy Guiraudet, chargée de l'animation dans le Gard, complète : "Ensuite, ils suivent une formation et des réunions pour préparer la ferme, savoir accueillir le public et faire la promotion de l'événement. C'est un gros investissement pour les agriculteurs et les agricultrices." Un investissement payant, comme en témoigne David Macq de la Ferme de Bruguerolle à Saint-Ambroix, qui produit thé, plantes aromatiques, petits fruits et œufs. "J'ai 500 à 600 visiteurs sur le week-end et ensuite des retombées toute l'année." Une dizaine de nouvelles fermes gardoises et sept dans l'Hérault saisissent cette année l'occasion de sensibiliser les visiteurs à une alimentation locale et de qualité. L'enquête de satisfaction 2025 réalisée par le Département du Gard le démontre : 75% des visiteurs sont du département. La majorité visite en effet des fermes proches de leur domicile.
Tout le programme 'De ferme en ferme' à retrouver ici.
Dylan Terminet, salarié de la 'Pisciculture des Fumades', une truite arc-en-ciel à la main.
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Choisie comme lieu de présentation de l'événement gardois à la presse, la 'Pisciculture des Fumades' (Les Fontaines) n'a pas hésité longtemps à rempiler pour une 2e année avec 'De ferme en ferme'. "Nous avons eu 700 à 800 personnes sur le week-end l'année dernière", affirme Melvyn Quentin, un des trois frères et associés. Ces derniers représentent la 4e génération à prendre soin des bassins et des quatre espèces de poissons proposées à la pêche, et à la vente : truite arc-en-ciel, fario, omble chevalier et saumon de fontaine.
La famille exploite la source de l'Arlinde depuis 1957 qui, toute l'année, jaillit naturellement pour alimenter les bassins aquacoles d'une eau à 12°C. Sa qualité irréprochable - l'eau est potable -, combinée à une rigueur dans l'alimentation et la gestion des densités, leur permet de produire des poissons exempts de maladies. "On vérifie leur bien-être à l'œil et on s'attache à ce que les poissons puissent circuler facilement dans les bassins", commente Dylan Terminet, jeune pisciculteur qui a renforcé l'équipe il y a trois ans. Au total, 11 salariés entretiennent le site : nettoyage manuel des bassins, gestion des pêcheurs en herbe, abattage, alimentation. Une alimentation naturelle fournie par Le Gouessant, certifiée Aquaculture Stewardship Council (ASC). "Nous les nourrissons une fois par jour ou tous les deux jours", précise Dylan Quentin, le 2e des frères. "Mais cela dépend de la météo. En été, quand il fait chaud, les poissons ne mangent pas beaucoup donc on ne les nourrit pas. Même chose avant un orage." L'objectif ? Préserver la quantité d'oxygène dissous dans l'eau - et donc la qualité - et éviter tout stress aux poissons. Surtout lors de la saison estivale, période pendant laquelle l'entreprise réalise un tiers de son chiffre d'affaires.
Pêche sur place, marchés, fourniture de plusieurs associations de pêche, la pisciculture ne manque pas d'initiatives. Depuis trois ans, elle propose de quoi se restaurer sur le site. Organisée au départ seulement sous forme de vente à emporter, la restauration s'organise cette année avec la création d'une terrasse et d'un restaurant qui sera ouvert six mois dans l'année.
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