Safer Occitanie
À l'intérieur d'un comité technique. Lutte contre la cabanisation, projet structurant en Pic Saint-Loup : dans un contexte économique tendu, la Safer Occitanie affiche son volontarisme et poursuit ses missions de régulation et d'aménagement foncier.
À la tribune du comité technique départemental du mercredi 2 juillet, les différents interlocuteurs tranchent, en accord avec les discussions du comité, sur les préemptions et attributions de lots.
© Crédit photo : ML
"Ce qui se passe dans la région, vous le vivez dans le département", constate simplement Frédéric André, directeur général de la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural Occitanie. Dans l'Hérault, les difficultés des filières céréalière et viticole se font particulièrement sentir. Pour autant, le directeur note un arrêt de la baisse des marchés fonciers, tout en rappelant l'impératif pour la structure foncière de continuer à se financer, dans un contexte économique tendu et un volume d'échanges toujours faible1.
Les directions départementales, elles, continuent d'agir sur le terrain, comme en témoignent les nombreux dossiers examinés lors du comité technique départemental de l'Hérault de la Safer Occitanie, qui s'est tenu à Béziers, le mercredi 2 juillet. "Nous étions dans le Tarn ce matin, en présence du préfet et de la presse. Il y a une réelle volonté d'ouverture des comités, par souci de transparence, car cette impression d'un système un peu opaque subsiste encore aujourd'hui", explique Dominique Granier, président de la Safer régionale.
Une ouverture qui devrait se poursuivre dans les mois à venir, dans l'Hérault, avec l'invitation du préfet, du président de la Chambre d'agriculture, mais aussi - sous réserve de validation - des élèves de l'école des notaires, annonce Sophie Noguès, présidente du comité technique.
La séance a également été l'occasion de présenter l'arrivée de Gilles Aguilhon, nouveau conseiller foncier pour l'Hérault sur le nouveau secteur Nord-Ouest, précédemment en poste dans l'Aude depuis 2019.
Dans le cadre de sa mission de préservation du foncier, la Safer s'implique fortement dans la lutte contre la cabanisation, un phénomène qui continue de gagner du terrain dans le département. De nombreuses communes sollicitent des préemptions auprès de la société foncière. Certaines, comme Poussan, ont même établi des conventions de partenariat avec elle.
La collaboration s'étend également aux services de l'État. "Nous avons récemment rencontré la nouvelle sous-préfète chargée du bassin de Thau et du littoral, Amélie de Sousa. Une nouvelle charte de lutte contre la cabanisation sera signée en octobre, et elle souhaite que la Safer y soit pleinement associée", précise Arnaud Vié, directeur départemental. Dans un communiqué du 27 juin, le préfet de l'Hérault, François-Xavier Lauch, annonçait un bilan de mi-année déjà équivalent à celui de 2024, avec quatre démolitions d'office. "Les opérations de contrôle et de verbalisation vont se poursuivre. Force doit rester à la loi."
"Dans ce dossier, la préfecture compte sur nous et nous comptons sur les maires. Avant, seul le littoral était concerné par la cabanisation. Aujourd'hui, tout le territoire est touché", affirme Sophie Noguès. Alors, la Safer préempte. Mais elle doit aussi continuer à rechercher des moyens et des partenaires pour maintenir son action, dans un contexte budgétaire contraint. Elle intervient également pour moraliser le marché, contribuer à faire baisser les prix, et veiller à une meilleure cohérence dans les attributions.
Parmi les nombreuses attributions validées lors du comité technique du 2 juillet, un projet a particulièrement retenu l'attention : celui situé sur la commune de Lauret, en plein cœur du secteur de l'AOP Pic Saint-Loup. À l'origine, les 30 hectares concernés étaient plantés de chênes truffiers, non productifs. Lorsque la Safer s'est positionnée pour l'acquérir à l'amiable, l'objectif s'est rapidement orienté vers la reconstitution d'îlots viticoles dans ce terroir particulièrement adapté à la vigne. Le but étant d'y installer et/ou de conforter de jeunes vignerons.
"En concertation avec l'appellation Pic Saint Loup, nous avons travaillé à la création de petits îlots viticoles de 1,5 à 2 hectares, avec un classement réalisé selon les caractéristiques des terroirs", explique Mathilde Boyer, conseillère foncier sur le secteur. L'un d'eux comporte un bâtiment abritant une réserve d'eau. De là est née l'idée de régulariser cet édifice et de l'intégrer à un projet plus global, en y adjoignant deux petites parcelles. Objectif : permettre l'installation d'un jeune vigneron en cave particulière. Mais obtenir l'autorisation de bâti pour transformer cette réserve et mener à bien cette installation serait "la cerise sur le gâteau", glisse Arnaud Vié.
"Il faut souligner le travail de fond qui a été mené sur ce projet. La Safer Occitanie a fait le choix de conserver son ingénierie, ce qui nous a permis de réaliser cet aménagement foncier historique", souligne Frédéric André. Et Sophie Noguès de rappeler l'appui déterminant du Département, "qui a permis de financer les études préalables".
Trois années d'études, de concertations et de travaux auront été nécessaires pour mener à bien ce chantier ambitieux. Les candi- datures ont été instruites et les attributions ont eu lieu. D'ici à 2026, les premières installations sur les îlots devraient être effectives. Ne restera plus qu'à attendre l'entrée en production de ces nouvelles vignes de l'appellation Pic Saint Loup.
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