SOIRÉE DE L'ÉLEVAGE
Près de 150 éleveurs et invités se sont retrouvés jeudi 25 septembre en soirée, au Domaine de l'Étang des Aulnes, à Saint-Martin-de-Crau, pour la 10e soirée départementale de l'élevage. Un rendez-vous convivial devenu incontournable, entre hommages, projets et affirmation d'une filière soudée.
De gauche à droite : Christophe Fano et Pierre-Henri Callet, Luc Bourgeois, Laurent Israélian, Sébastien Attias et Rémi Benson.
© Crédit photo : ED
Jeudi 25 septembre, le Domaine départemental de l'Étang des Aulnes a résonné des conversations et des éclats de rire du monde de l'élevage. Pour la 10e année consécutive, les éleveurs des Bouches-du-Rhône se sont donné rendez-vous dans ce cadre somptueux, pour partager leur traditionnelle soirée. Ils étaient environ 150 - professionnels, familles, amis et invités - réunis autour d'une ambition simple : celle d'entretenir l'esprit de convivialité et renforcer les liens d'une profession trop souvent accaparée par les contraintes techniques, sanitaires et économiques.
À l'origine de ce rendez-vous devenu incontournable, Sébastien Attias, responsable du pôle 'Développement technique' à la Chambre d'agriculture. Depuis 10 ans, il orchestre cette parenthèse amicale où, dit-il, "on se retrouve au lendemain des retours d'estives, pour resserrer les liens et distinguer les initiatives et les engagements d'hommes et de femmes au service de l'élevage".
Pas question donc d'agenda technique, syndical ou sanitaire : les éleveurs de Bovins 13, de la Fédération départementale ovine (FDO) ou encore du Syndicat caprin avaient bien mérité une soirée sans débats anxiogènes. Mais difficile de ne pas évoquer, en aparté, les inquiétudes qui gagnent la filière, notamment sur le front sanitaire.
"Aucun foyer de dermatose nodulaire bovine n'a été détecté dans notre département, mais on ne peut qu'être inquiet pour la suite", a reconnu Rémi Benson, président du Groupement de défense sanitaire des Bouches-du-Rhône. "Nous travaillons main dans la main avec l'État pour mettre en place des mesures strictes, et nous ne laisserons aucun éleveur coincé dans les alpages", a-t-il assuré.
Laurent Israélian, président de la Chambre d'agriculture, a voulu transmettre un message d'unité et de confiance : "Les défis et les difficultés dans le domaine sanitaire seront surmontés ensemble".
Au fil de la soirée, les hommages se sont succédé. L'occasion de saluer des figures incontournables de l'élevage départemental. Rémi Benson (GDS), Luc Bourgeois (FDO), mais aussi Pierre-Henri Callet et Christophe Fano, les deux co-présidents de la Sica 'Abattoir de Tarascon'. Étaient également mis à l'honneur, Gérald Moretti et Vincent Robert, visages emblématiques du secteur porcin et piliers du syndicat.
Tous ont été applaudis pour leur engagement et leur contribution à la défense de leurs métiers. Un hommage appuyé a aussi été rendu à la mémoire de Luc Falcot, disparu début septembre. Figure du pastoralisme, il fut président du Syndicat caprin 13, de l'Association de défense des caprins du Rove (ADCR), du Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée (Cerpam), mais également membre fondateur de l'AOP Brousse du Rove et militant convaincu de la Confédération paysanne. Sa voix, ferme et lucide, avait souvent résonné dans les comités 'Loup' comme dans les instances professionnelles pour rappeler les réalités du terrain.
Difficile d'évoquer l'élevage dans les Bouches-du-Rhône sans parler de l'abattoir de Tarascon, sauvé en 2021 par les éleveurs eux-mêmes. "La reprise et le développement de son activité n'ont pas été de tout repos. Cela fait 4 ans, et l'aventure ne fait que commencer", a souligné Pierre-Henri Callet.
Christophe Fano, son co-président, a rappelé les très bons résultats de 2025. "La fermeture temporaire du site d'Alès nous a apporté du volume. Mais au-delà de ça, nous avons vu notre nombre d'adhérents bondir, passant de moins d'une centaine au départ à près de 500 aujourd'hui. Le tonnage abattu dépasse toutes nos prévisions."
Preuve que la filière croit à son avenir, des travaux de modernisation de 150 000 € sont déjà en cours. Et l'avenir s'écrit plus loin : une étude de faisabilité a été confiée à un cabinet pour réfléchir à l'évolution de l'outil sur le site de Tarascon.
Le dynamisme de la filière ovine a lui aussi été mis en avant. La marque 'Agneau des bergers de Provence' doit être lancée prochainement pour valoriser la production locale et consolider le lien avec l'abattoir de Tarascon. L'objectif est une meilleure identification en rayon et, surtout, une rémunération plus juste pour les éleveurs.
"Au-delà des inquiétudes sanitaires, notre filière est en mouvement, avec des projets structurants", s'est félicité l'un des responsables présents.
Ainsi, 10 ans après la première édition, la soirée des éleveurs s'impose comme un rendez-vous fédérateur. Les 150 convives réunis à l'Étang des Aulnes n'ont pas manqué de remercier Sébastien Attias pour son implication et son énergie à rassembler le monde de l'élevage.
Au-delà des verres levés et des accolades, la soirée a confirmé que, dans les Bouches-du-Rhône, l'élevage est une famille soudée, capable d'affronter les crises mais aussi de se donner rendez-vous pour célébrer ses victoires et ses figures marquantes.
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