Sitevi
Alors que la ministre de l'Agriculture Annie Genevard a annoncé hier soir 130 millions d'euros à destination d'un nouveau plan d'arrachage définitif, elle a précisé lors de l'inauguration du Sitevi, à Montpellier (34), qu'il faudrait d'abord passer par un budget et une enveloppe réduite à 70 millions d'euros pour 2026.
Inauguration du salon Sitevi à Montpellier avec la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, ici en discussion avec les syndicats lors de sa déambulation.
© Crédit photo : ML
24 novembre, veille du salon Sitevi à Montpellier (34), les premières annonces gouvernementales tombent, alors que la ministre de l'Agriculture Annie Genevard vient de faire son arrivée dans le département de l'Hérault pour rencontrer les acteurs locaux du secteur agricole. "Le gouvernement débloque 130 millions d'euros pour financer un nouveau plan d'arrachage définitif demandé par la profession viticole. Cet effort vise à rééquilibrer l'offre et à restaurer la viabilité des exploitations en difficulté dans les bassins les plus fragilisés", annonce le communiqué de presse.
Une annonce qui semble bienvenue, pourtant, la réalité n'est pas si simple. "La ministre vient de nous préciser qu'il ne s'agira que de 70 millions en 2026", explique Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, sur le salon ce mardi matin. Une enveloppe réduite donc "et pour cela, il faudra que la France ait un budget, or, vous voyez comment ça se passe à l'Assemblée nationale en ce moment."
70 millions dans un premier temps, puis un étalonnage pour allonger ce montant en 2027. "Je ne pense pas que ce soit ce que les vignerons ont compris hier soir", estime le syndicaliste. D'autant qu'une vigilance reste particulièrement nécessaire sur la construction de cette enveloppe : "Une partie sera prise sur celle du ministère, mais aujourd'hui, il n'y a pas que la viticulture qui est en crise."
Avec un tel montant pour une prime de 4 000 €/ha, soit quelque 20 000 ha de surface à l'arrachage, Arnaud Rousseau pointe le fait que la demande professionnelle s'oriente plutôt vers 35 000 ha de vignoble en moins, selon une enquête professionnelle réalisée au cours de l'automne. Raison pour laquelle la demande serait plutôt de 200 000 millions d'euros pour 50 000 ha, d'après l'agriculteur.
D'ici trois mois, le Salon international de l'agriculture de Paris placera la profession dans une même attente. "Il faut que le cadre administratif soit posé d'ici là", insiste le président de la FNSEA. Quant à la réserve de crise européenne, la ministre semble avoir de bons espoirs, mais en gardant à l'esprit que l'Europe est davantage favorable à la distillation plutôt qu'à l'arrachage.
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