Lundi 28 janvier, à midi, le président de Sudvinbio, Patrick Guiraud a donné le coup d'envoi de cette 26e édition. Entouré de Nicolas Richarme, président de la commission Millésime Bio, Gérard Michaut, président de l'Agence Bio, Jean-Louis Cazaubon,
Lundi 28 janvier à 10 h, les portes du parc des expositions ouvraient pour accueillir les visiteurs du 26e Millésime Bio. En 2018, ils étaient 5 700 à avoir franchi les portes du salon à la découverte des vins bio régionaux, méditerranéens, mais aussi venus des quatre coins du globe. L'organisation misait sur plus de 6 000 acheteurs professionnels potentiels cette année : pari tenu ! Avec 130 exposants supplémentaires, dont 14 représentants de spiritueux, Millésime Bio s'est encore un peu plus étendu, en investissant un nouveau hall et un espace entièrement consacré aux spiritueux bio. Preuve de l'engouement, le salon a enregistré 3 600 entrées le premier jour.
Un marché qui devrait doubler d'ici 2022
Forte de 800 000 hl produits en 2018 en Occitanie, sur les 2,2 Mhl réalisés sur l'ensemble du vignoble français, la filière bio a connu une "tendance très positive cette année", s'est félicité d'emblée Patrick Guiraud, lors du traditionnel discours d'inauguration. Et l'essor du bio dans le marché du vin ne cesse de confirmer les promesses. Depuis 2015, les conversions sont en hausse, notamment en Occitanie, première région productrice de vin bio. La tendance se confirme en 2018, avec 347 nouvelles exploitations viticoles engagée en C1, d'après les résultats de l'étude Sudvinbio, réalisée par le cabinet indépendant IWSER. "Le taux de croissance devrait être de 14 % par an sur la période 2017 et 2022, ce qui fera doubler le marché", a annoncé le président de Sudvinbio. Les perspectives établies par IWSR tablent sur une valeur du marché des vins bio à plus de 1,61 Mds€ d'ici 2022. Le volume d'achat qui a bondi de 21 % en France, pour un montant de 858 M€, témoigne de ce basculement d'échelle, comme l'a rappelé Patrick Guiraud. Plus de 1 Md de cols seront consommés chaque année d'ici 2022, d'après les prévisions de Sudvinbio.
Travailler à de nouveaux outils
Il a cependant mis l'accent sur trois défis que la filière devra relever d'ici là. A commencer par le perfectionnement de la recherche pour empêcher certains "freins techniques", tels que la flavescence dorée, la dose de cuivre (4 kg/ha/an)... Pour "être à la pointe" en matière environnementale. Autre point à travailler : la structuration du marché, en encourageant la contractualisation, afin d'éviter la spéculation. Et enfin, la filière devra se montrer impliquée dans la transformation des exploitations, la pyramide des âges n'étant pas ultra favorable au renouvellement. Il va donc falloir "travailler à de nouveaux outils", a annoncé Patrick Guiraud. Cela passera par de nouveaux moyens pour répondre aux attentes sociétales et par la coordination entre les organismes de recherche et de formation.
Philippe Douteau
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