GARD
Ce lundi 12 mai, les principaux syndicats agricoles se sont rassemblés à Nîmes pour soutenir cinq agriculteurs convoqués en audition libre pour des faits de dégradation lors des mobilisations de 2024.
Devant l'hôtel de Police de Nîmes, la FDSEA, les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale sont venus apporter leur soutien aux agriculteurs convoqués.
© Crédit photo : JB
Ce lundi matin 12 mai, il y avait de l'agitation devant le commissariat de Nîmes. La FDSEA, les Jeunes Agriculteurs et la Coordination Rurale ont appelé à la mobilisation pour soutenir cinq agriculteurs gardois convoqués en audition libre pour des faits de dégradations, suite aux grandes mobilisations agricoles de l'année dernière. À l'époque, la colère paysanne avait pris une ampleur inédite, avec notamment le blocage de l'autoroute A9 pendant plusieurs jours en janvier. "On leur reproche d'avoir commis les faits pendant la journée des familles", indique Frédéric Cavagna, secrétaire de la FDSEA du Gard. "On ne comprend pas." Chez les agriculteurs présents, on se souvient que des enfants étaient sur place et jouaient, la vigilance était donc pourtant de mise.
David Sève, président de la FDSEA 30 fait partie des cinq personnes convoquées. Avant leur entrée dans le bâtiment, il s'exprime : "Si aujourd'hui on est là, c'est pour défendre le droit de manifester, car je crois qu'on a fait une manifestation de huit jours sur l'autoroute qui a été exemplaire. (...) J'en veux pour preuve : zéro force de l'ordre blessée, aucune interpellation. Je ne comprends pas pourquoi aujourd'hui on est là. On cherche à nous intimider parce que depuis un an et demi, on attend des lois structurelles qui vont nous aider sur les prix, les produits phytosanitaires, sur l'eau et sur tous les sujets qu'on a portés. Malheureusement, aucune réponse n'est apportée. Et en ce moment même, est examiné à l'Assemblée, le projet de loi sur l'orientation agricole. Ils cherchent à nous intimider en arrêtant les plus fortes têtes. Ils pensent que cela calmera tout le monde. Je le dis tout de suite : ils se trompent lourdement parce qu'on ne lâchera rien."
Le président fait référence à la proposition de loi Duplomb visant à "lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur", dont l'examen par la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire s'est terminée le 7 mai. David Sève n'a pas manqué d'annoncer une nouvelle opération de pression sur le gouvernement, "venue du Sud-Ouest" et nommée "La nuit de l'ours". Prévue "certainement avant fin mai", l'actualité agricole risque d'être mouvementée d'ici le mois de juin.
Les cinq agriculteurs sont entrés dans le bâtiment après un dernier mot d'ordre du président : "Restez calmes et déterminés." La présence des forces de l'ordre, venues en nombre, aura été inutile, les protagonistes sont ressortis à peine trois heures plus tard. "Les mêmes faits leur sont reprochés", précise Romain Angelras, président des JA du Gard, qui était également sur place, avant de préciser qu'une instruction a été mise en place.
Alors que la colère agricole peine à retomber, cette convocation de figures locales sonne comme un nouveau coup de semonce. Mais loin d'éteindre le feu, elle semble raviver les braises d'une mobilisation toujours vivace. Les tracteurs n'ont peut-être pas dit leur dernier mot.
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