LES COLLINES DU BOURDIC
Alors que le secteur viticole fait face à un vieillissement marqué de ses adhérents, la cave coopérative des Collines du Bourdic ouvre son capital social à de nouveaux vignerons. Une démarche vitale pour pérenniser une structure financièrement saine et reconnue pour la qualité de ses crus.
La cave coopérative Les Collines du Bourdic recrute de nouveaux coopérateurs engagés dans les démarches environnementales.
© Crédit photo : Les Collines du Bourdic
Mercredi 25 mars 2026, une cinquantaine de coopérateurs des Collines du Bourdic (30) se sont réunis à l'occasion de l'assemblée générale de la cave. Avec un chiffre d'affaires de 14 millions d'euros et des frais de vinification parmi les plus bas du secteur, la coopérative, fondée en 1928, affiche une belle résistance. Pourtant, derrière ces résultats positifs - une rémunération moyenne de 5 000 € par hectare sur cinq ans - se cache un défi majeur : le renouvellement des générations.
"40% des coopérateurs ont entre 50 et 60 ans. Nous devons penser à la relève", alerte Gérard Bancillon, président de la cave et figure emblématique du secteur. La pyramide des âges s'inverse et la disparition récente de caves voisines, comme celles de Foissac et d'Euzet (Vignerons des Capitelles), fermées en 2025 malgré une fusion, rappelle la fragilité des structures. "Jusqu'à l'année dernière, le conseil d'administration ne souhaitait pas ouvrir le capital social. Cette année, il change d'avis", confie le président. L'objectif est assurément d'éviter le déclin en intégrant de jeunes vignerons locaux, potentiellement orphelins de cave.
La nouvelle stratégie vise spécifiquement les profils installés dans un rayon de 15 à 20 km autour de la cave, engagés dans des démarches environnementales - plus de 90% des adhérents actuels sont labellisés Haute valeur environnementale (HVE), bio ou Terra Vitis. Cette ouverture permettrait non seulement de maintenir les volumes, estimés à 109 000 hectolitres pour la récolte 2024, mais aussi de "valoriser le patrimoine de ceux qui vont partir" dans la décennie à venir.
La cave, qui "fait vivre 130 familles et emploie 35 personnes en équivalent temps plein", ne se ferme aucune porte. Une fusion avec une structure plus modeste a même été évoquée pour potentiellement ouvrir un nouveau caveau de vente, en plus de ceux de Bourdic et de Saint-Maximin. "Nous devons rester ouverts, mais rien n'est envisagé pour l'instant", tempère le président.
Parallèlement, la cave a sécurisé ses débouchés en renforçant ses partenariats avec les négociants en vrac, assurant ainsi une visibilité commerciale cruciale face aux aléas climatiques qui ont impacté la récolte 2025 (97 000 hl). "Des courriers officialisant ces engagements proposent des conditions favorables, offrant davantage de visibilité et de sérénité aux vignerons", précise la cave dans un communiqué.
"Le but est de penser au-delà des dix prochaines années, à l'avenir, à la structure et au territoire, car nous faisons partie des gros opérateurs économiques de l'Uzège", conclut Gérard Bancillon. En transformant une contrainte démographique en opportunité de croissance, les Collines du Bourdic espèrent tracer leur sillon pour les 50 prochaines années.
ICI
Votre encart
publicitaire !
Restauration collective
CIVL

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

10/05/2023
28/04/2023
06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner