Gard
Après avoir reçu l'eurodéputée Claire Fita, à Nîmes, début septembre, les IGP du Gard et les représentants agricoles recevaient cette fois-ci Chloé Ridel. La démarche de rapprochement avec les représentants nationaux au Parlement européen se poursuit.
Des nombreux sujets abordés vendredi 22 novembre, l'eurodéputée Chloé Ridel portera l'essentiel devant le Parlement européen et le futur intergroupe 'Vin' qui se veut transpartisan.
© Crédit photo : Benjamin Gault
Pour alimenter les dossiers des eurodéputés, encore faut-il les connaître et les rencontrer. Les agriculteurs gardois l'ont bien compris. Déjà en septembre, ils avaient reçu à Nîmes, Claire Fita1. Cette fois-ci, c'est Chloé Ridel qui venait à leur rencontre le vendredi 22 novembre. Ainsi l'élue socialiste a-t-elle pu commencer par une visite du Domaine de la Patience, à Bezouce, en compagnie de Christophe Aguilar, président du Syndicat des vins IGP Coteaux du Pont du Gard, puis de la cave coopérative de Marguerittes, avec son président et administrateur de la Fédération gardoise des vins IGP, Jérôme Dayon.
Ayant grandi dans le Gard, la députée européenne ne découvre pas le territoire, pourtant elle reconnaît volontiers le besoin de recréer une connexion avec ceux qui le vivent et le travaillent au quotidien. "Je sais que souvent, les agriculteurs pensent que nous les élus, 'les gens d'en haut', nous les méprisons. Que nous ne pouvons pas comprendre la dureté de leur travail, le stress de la météo, le tracas d'une multitude de normes, de la comptabilité, les prix qui baissent... Je crois que le seul remède à ce sentiment est de les écouter, de les considérer, d'être avec eux", témoignait-elle sur ses réseaux sociaux, à l'issue de cette rencontre.
Il faut dire que ce type d'entrevue est en effet attendu par la profession. "Ce qui est essentiel, c'est d'échanger et faire remonter certaines réalités du terrain, des points qui ne sont pas toujours spécifiés dans les dossiers. On dit souvent que les élus européens sont déconnectés, mais pour qu'ils le soient, encore faut-il créer le lien. Ce sont des personnes intellectuellement ouvertes, mais s'ils n'ont pas les détails, ils ne peuvent pas nous défendre non plus", estime Jérôme Dayon.
Pour lui, la remontée des informations se fait généralement assez bien du local au département, mais à partir du moment où l'échelle s'agrandit, au niveau régional, national, et enfin européen l'essence du propos finit par se perdre : "Les faire venir, c'est tasser la distance avec l'institution, mais aussi faire comprendre avec des témoignages plutôt qu'en lisant des rapports."
Pour Chloé Ridel, la démarche est précieuse, notamment afin d'alimenter efficacement ses réflexions et les pousser jusqu'à l'intergroupe 'Vin' en train de se mettre en place au Parlement européen. Un groupe transpartisan vu comme une opportunité pour les différents représentants du monde agricole présents le 22 novembre pour échanger avec l'eurodéputée. "Non seulement cette rencontre permet de mettre en avant les problématiques viticoles, mais elle marque également la nécessité d'une prise de conscience de cette crise à Bruxelles même", souligne Denis Verdier, président de la fédération des IGP du Gard. Il voit en l'existence de cet intergroupe "un véritable atout". De même pour David Sève, président de la FDSEA, qui souligne l'importance de poursuivre les rencontres avec les élus de tous bords politiques avec pour seul intérêt de faire remonter les spécificités locales.
"Au final, on se rend compte qu'on a souvent moins de problèmes avec l'Europe qu'avec la France elle-même. Le problème, c'est la surtransposition", poursuit l'élu syndicat. Un point confirmé par Chloé Ridel, qui espère bien qu'un groupe de travail transpartisan sur le vin puisse voir aboutir à la fin d'un système, dans la gestion des molécules autorisées ou non, entre autres. "Nous souhaitons avoir la même réglementation que les autres. Dans le Gard et la Vallée du Rhône, nous avons eu cette année un tel mildiou que pour certains, les molécules autorisées n'ont pas suffi", rappelle Denis Verdier.
La députée note également d'autres points cruciaux : une Pac inadaptée aux spécificités de l'agriculture gardoise et méditerranéenne en général, le besoin de se repenser face à la déconsommation, les problématiques de foncier...
Elle repart avec de quoi porter les dossiers dans ses bagages et les présents en attendent beaucoup. "Il a été convenu ensemble qu'au-delà de la convivialité de ses rencontres qui permettent de recréer du lien, les organisations agricoles continueront d'alimenter les dossiers", confirme Denis Verdier.
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