coordination rurale 34
Vendredi 8 mars, le syndicat de la Coordination rurale de l'Hérault s'est réuni devant la Mutualité sociale agricole de Béziers, afin d'exprimer sa colère vis-à-vis des cotisations qui ne cessent d'endetter les exploitants, alors que plus rien ne rentre dans les caisses.
Comme l'assure Jean-François Chaperon, président de la Coordination rurale 34 : "Demain, nous serons devant les banques, les assurances et les négociants."
© Crédit photo : AL
C'est devant les bâtiments de la MSA de Béziers que le syndicat a décidé de se faire entendre. Entre visites d'huissiers et cotisations exorbitantes, les agriculteurs, qu'ils soient viticulteurs, maraîchers, arboriculteurs ou céréaliers, n'en peuvent plus. Chacun à leur tour explique leur détresse, en essayant de comprendre comment la situation a pu s'envenimer à ce point.
Avec des prévisions qui comptabilisent 200 000 agriculteurs en moins dans les dix prochaines années, la demande du syndicat est claire : "Nous souhaitons une refonte complète de ce système de cotisations."
Transparence sur les méthodes de calculs, pénalités abusives, véritable annulation des cotisations et non simple report..., le syndicat souhaite résoudre au plus vite la situation, afin d'éviter une véritable hémorragie. "Nous avons des systèmes sociaux qui coûtent tellement cher que l'on doit payer pour travailler. Moi, je suis un agriculteur qui fait attention à beaucoup de choses, mais cette année, je n'ai pas vendu de cerise à cause de Drosophila suzukii. Je n'ai pas ramassé une seule truffe, car les sangliers ont tout mangé, et quand on demande des tirs de nuit, on me dit que ce n'est pas possible ; et en ce qui concerne les agneaux, entre un arrêté préfectoral qui m'empêche de les vendre, et l'unique abattoir du département à Pézenas qui les refuse par manque de place, je n'en ai pas vendu un seul. J'ai 0 de revenu et je dois payer 3 400 euros de cotisations ! Il y a quelque chose qui ne va pas !", s'insurge Jean-François Chaperon, président du syndicat.
De son côté, Marie-Agnès Garcia, directrice générale de la MSA du Languedoc, se défend et assure de "faire remonter l'information, car nous savons que nous sommes dans un département qui traverse de grandes difficultés", affirmant, par la même occasion, que "nous sommes la région qui fait le moins de procédure".
Cependant, l'auditoire reste pantois, en constatant la dissonance entre le discours de la MSA et les affirmations du ministre et du préfet de département, en ce qui concerne les modalités de l'année blanche. Malgré le fait que ces derniers aient acté l'année blanche durant leurs derniers entretiens avec les syndicats, Marie-Agnès Garcia assure qu'à ce jour, "nous n'avons aucune information" sur ce point. Jean-François Chaperon juge cette déclaration "étonnante et incompréhensible".
Après avoir échangé avec les dirigeants de la MSA, le syndicat a réalisé un dépôt de gerbe accompagné d'une minute de silence, afin de rendre hommage, "à tous nos collègues qui sont morts pour l'agriculture".
Après la cérémonie, ce dernier n'a pas manqué de rappeler que tous les agriculteurs européens prévoient de se mobiliser pour une grande manifestation à Bruxelles, sans toutefois révéler de date précise.
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