Abattoir d'Alès
Alors que le coût de l'énergie grève le budget, les éleveurs pointent du doigt des partenaires grossistes qui ne jouent pas tous le jeu, dans le cadre du renouveau de l'abattoir d'Alès.
"Il faut dorénavant que l'ensemble des métiers de bouche se mobilisent derrière la filière viande gardoise, au risque de voir disparaître une possibilité d'approvisionnement en circuit court", demandent les éleveurs.
© Crédit photo : iStock - photovs
"L'équilibre financier 2023 de l'abattoir d'Alès ne sera pas atteint et des menaces pèsent sur la poursuite de son activité en 2024", lance dans un communiqué commun, les professionnels des filières bovines, ovines, caprines et porcines du département, appuyés par la Chambre d'agriculture. En cause : l'augmentation de l'énergie avec le triplement de la facture, "pour un montant de l'ordre de 300 000 € partiellement compensé par l'augmentation du prix des prestations".
Pointé du doigt également, une baisse annoncée des tonnages de 3 500 t vers une projection à 2 900 t, "conséquences pour partie d'un désengagement de certains grossistes dont les noms se réfèrent souvent à Alès, qui ont volontairement retiré des tonnages en cours d'année". Pourtant actionnaires de l'outil, "au lieu de le considérer comme un prolongement de leur entreprise, ils ont préféré considérer l'abattoir comme un simple prestataire de service, l'ont mis parfois en concurrence, et l'ont pour ainsi dire lâché en plein vol".
Avec l'appui de la Chambre d'Agriculture, le monde agricole gardois a compris très tôt l'intérêt de maintenir cet outil pour la survie de l'élevage dans le département. Les professionnels ont organisé les filières avec la création des marques "Baron des Cévennes” pour la filière porcine et ”Bovigard” pour la filière bovine, afin de soutenir cette image de production locale. Des boucheries et certains grossistes suivent et soutiennent ces initiatives.
"Il faut dorénavant que l'ensemble des métiers de bouche, à travers notamment la Chambre de Métiers et de l'Artisanat et la Chambre de Commerce et d'Industrie, se mobilisent derrière la filière viande gardoise, au risque de voir disparaître une possibilité d'approvisionnement en circuit court, ce qui serait très préjudiciable", lancent les éleveurs.
Par-delà la trentaine d'emplois directs, les 2 millions d'euros de chiffre d'affaires, les dizaines d'entreprises sous-traitantes, les quelques centaines d'emplois indirects, "notre beau projet d'alimentation territoriale perdra tout son sens à cause de la frilosité de quelques-uns".
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