GDS 83
À l'avant-garde des politiques sanitaires, le Groupement de défense sanitaire du Var rassemble près de 300 éleveurs du département, engagés pour la santé des troupeaux et la qualité des produits des élevages, aussi bien ovins que caprins, bovins ou porcins.
Éleveurs et partenaires du Groupement de défense sanitaire du Var étaient réunis le 23 mars, à Brignoles.
© Crédit photo : GL
"Le Groupement de défense sanitaire (GDS) repose sur un principe de solidarité entre éleveurs qui veut que chacun contribue à la protection de tous", rappelle Julien Bertin, en ouverture de l'assemblée générale qui rassemblait adhérents et partenaires de la structure, le 23 mars à Brignoles. C'est sur ce principe fondamental que s'appuie le travail collectif mené par le réseau. "Cette approche reste, aujourd'hui plus que jamais, essentielle aux risques sanitaires qui se multiplient et qui évoluent dans un contexte d'intensification des échanges et de changements climatiques", souligne l'éleveur, qui préside le groupement depuis l'année dernière.
La Fièvre catarrhale ovine (FCO), qui a touché 69 élevages varois en 2024, en est une illustration récente. Si la maladie n'a plus été détectée dans le département depuis, la vigilance reste de mise. Tout comme pour un certain nombre de maladies vectorielles qui circulent en Europe, parmi lesquelles la Peste porcine africaine (PPA) présente dans 18 pays du continent, la tuberculose bovine, avec une cinquantaine de foyers en France, la Peste des petits ruminants (PPR), identifiée dans les Balkans, ou encore la fièvre aphteuse, détectée l'an dernier et éradiquée depuis en Allemagne, en Hongrie et en Slovaquie.
La Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) reste également un point de vigilance dans la mesure où, si le département en est exempt, quelques rares élevages bovins varois estivent en Savoie. "On cherche à pouvoir les faire vacciner sur les exploitations suffisamment en amont, pour que les bêtes soient couvertes en arrivant, plutôt qu'à l'arrivée en zone vaccinale comme c'est prévu dans les textes, au risque de se voir fermer les portes des estives. Le problème c'est qu'on est en zone indemne et qu'on n'a donc pas accès au vaccin. On discute avec les services de l'État pour trouver une solution", explique Nicolas Perrichon, membre du GDS et représentant de la Chambre d'agriculture du Var.
Le rôle du GDS ne se limite toutefois pas à la gestion de crise. En partenariat étroit avec le laboratoire départemental d'analyses, la Chambre d'agriculture et les services de l'État, l'association est en effet un acteur incontournable de la mise en œuvre des politiques sanitaires publiques, notamment dans le cadre des programmes de surveillance et de lutte contre les maladies animales, telles que Brucella ovis, pour laquelle 341 analyses ont été réalisées en 2025. Dans le département, 1 bélier sur 6 serait porteur de cette maladie, qui cause de la stérilité chez les mâles.
La recherche des causes d'avortement a par ailleurs donné lieu à 396 analyses chez 20 éleveurs ovins, 14 caprins et quatre bovins, mettant principalement en évidence des clamydioses, mais aussi quatre cas de fièvre Q. Les adhérents du GDS sont largement encouragés à faire des analyses suite à des avortements, afin d'identifier et de traiter au mieux les pathogènes susceptibles d'impacter leur activité. D'autant que les analyses en santé animale sont prises en charge à 100% par le groupement et que les prophylaxies sont également aidées.
Le taux de prise en charge est de 45% pour les autocontrôles lait et fromages, qui représentent plusieurs centaines d'analyses chaque année, en ovin, caprin et bovin, de sorte à s'assurer de la sécurité sanitaire de la production. "La prévention et l'accompagnement technique constituent des axes majeurs de notre action. Notre directrice Séverine Pastorelli, ainsi que le vétérinaire conseil du GDS, Luca Tripepi, sont à disposition en cas de problème", souligne Julien Bertin.
Pour mener à bien ses missions, le groupement s'appuie sur les cotisations de ses 270 à 280 adhérents, le soutien financier du Département du Var, partenaire historique, de la Chambre d'agriculture du Var, qui met du temps salarié à disposition via une convention, ainsi que sur les subventions de la Région Sud et des intercommunalités de la Vallée du Gapeau, du Pays de Fayence et de Provence Verdon.
Pourtant, l'équilibre financier de l'association reste précaire et la réduction annoncée de la participation de la Chambre d'agriculture, même partielle, pousse le GDS à chercher des solutions. Déjà, l'assemblée générale a validé une sensible augmentation des cotisations pour 2027, marquant ainsi l'engagement et l'attachement des éleveurs pour le groupement. "Les pouvoirs publics doivent aussi s'engager. Il faut savoir que le sanitaire est un domaine primordial et le GDS est un vrai garde-fou qui garantit la bonne santé des élevages et la qualité des produits pour le consommateur", défend Cécile Desproges, membre du bureau du GDS. "Avec nos élevages et nos produits, on participe à l'image de marque du département", relance Julien Bertin. "On sait l'importance du GDS, malheureusement, les moyens de la Chambre sont limités. Mais on sera aux côtés des éleveurs du groupement, pour aller solliciter nos partenaires et trouver avec eux des solutions qui soient pérennes", soutient Nicolas Perrichon pour la Chambre d'agriculture.
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