Dans l’Hérault, les dégâts causés aux cultures ont avoisiné les 350 000 € d’indemnisations durant la campagne 2017/2018. Et les prélèvements ont représenté 18 720 sangliers.
“C’est un sujet de grande préoccupation dans le département”, détaille Jérôme Despey, le président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault. Face à la recrudescence des dégâts dans les exploitations agricoles, et un prélèvement de plus de 20 000 sangliers ces dernières années, un protocole d’accord a été signé entre la Fédération départementale des chasseurs, la Chambre d’agriculture et la DDTM 34 en avril. En dix ans, on note une forte augmentation des prélèvements de sangliers, de 44 à 45 % dans le département, et dans le même temps, une forte augmentation des indemnisations liées aux dégâts dans les cultures. Selon les données de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage), le nombre de sangliers abattus aurait même progressé de 159,3 % en l’espace de 20 ans. Le but de ce protocole est donc d’éviter les attaques de sangliers. Il prévoit une augmentation des prélèvements par tous les mécanismes réglementaires existants. Une demande formulée clairement par le président de la FDSEA 34, Guilhem Vigroux : “Le constat que le monde agricole partage, c’est que l’on reconnaît les efforts réalisés avec la signature de ce protocole. Mais on note une prolifération du sanglier dans tout le département. Si on ne met pas en place ce protocole, ce sera un réel problème. Car plus le temps passe, et plus on retrouve des sangliers en plaine et en zone péri-urbaine. L’action des chasseurs ne suffit plus. Ce protocole est certes un début, mais cela ne règlera pas tous les problèmes de dégâts de sangliers. Il faut pouvoir poser des cages-pièges, et libérer les agriculteurs face aux dégâts grandissants qu’ils rencontrent. Il faut mettre en œuvre tous les moyens légaux existants !”
Pour favoriser le dialogue
“On ne peut pas être insensible à ce que traversent certains agriculteurs en matière de dégâts”, souligne Matthieu Grégory, directeur de la DDTM 34. “La préoccupation majeure, c’est la prolifération du sanglier. Il existe un climat de tension entre agriculteurs et chasseurs, sachant dans le même temps que 60 % des chasseurs sont agriculteurs. La solution, c’est qu’il y ait plus de chasseurs, mais cette équation reste compliquée, car les intérêts des uns et des autres ne sont pas les mêmes.”
La position de la DDTM est de faciliter le dialogue entre les deux parties, et de trouver des solutions. C’est pourquoi le protocole signé en avril porte un certain nombre d’éléments pour limiter les dégâts causés par le sanglier, vu la prolifération et l’augmentation du tableau de chasse dans le département. “Nos deux capacités à mesurer cet état de fait portent sur l’obligation d’enregistrement du tableau de chasse et des dégâts causés par le sanglier.” Parmi les mesures, “ce protocole a pour mission de favoriser une reprise de dialogue entre chasseurs et agriculteurs. Le but, c’est d’avoir des mesures qui respectent le rôle de chacun et de limiter la prolifération du sanglier de manière plus efficace,” ajoute Matthieu Grégory.
Parmi les mesures, “nous avons eu des avancées sur le tir à l’affût qui est dorénavant autorisé sur tout le département”, explique Jérôme Despey.
L’agrainage, sujet de divergence
Mais, “il existe un vrai sujet de divergence. Il s’agit de l’expérimentation concernant la création d’une zone où l’agrainage serait interdit dans ces communes classées noires. L’agrainage accentue les dégâts de sangliers chez les agriculteurs. Il faut que cette phase de test soit instaurée rapidement, car elle fait partie du protocole d’accord,” martèle le président de la Chambre d’agriculture de l’Hérault.
Pour une présence renforcée des cages-pièges
Le combat du président de la Chambre d’agriculture porte aussi sur la présence renforcée des cages-pièges dans l’Hérault. “Dans les zones qui ne sont pas chassées, il serait bon de mettre en place des cages-pièges sur les exploitations. Pour cela, nous avons obtenu un accord de principe du Conseil départemental pour le financement de nouvelles cages.”
Anne-Solveig Aschehoug
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