Crise agricole
Une délégation de la Confédération paysanne a été reçue à Marseille par le préfet, vendredi 1er mars, pour parler apiculture, foncier ou encore élevage.
De nombreux paysans de la Confédération paysanne se sont rassemblés devant la préfecture de Marseille et une délégation a pu rencontrer le préfet, le 1er mars dernier.
© Crédit photo : JCB
Alors que la colère agricole peinait toujours à s'apaiser dans la capitale, la Confédération paysanne faisait parler d'elle en fin de semaine dernière, à Marseille. Le collectif InPact organisait une journée de sensibilisation sur différentes thématiques liées au revenu des paysans ou de leur engagement dans la transition agroécologique le 1er mars : un marché paysan, festif et revendicatif s'est installé toute la journée devant la préfecture de région. L'objectif ? "Communiquer sur un modèle d'agriculture qui rémunère le travail paysan, qui garantisse la qualité de notre alimentation et préserve nos ressources et notre santé", indique Jean-Charles Bureau, administrateur du comité départemental de Confédération paysanne des Bouches-du-Rhône.
Au cours de cette journée, une délégation de cinq paysans (maraîchers, chevriers, apiculteurs) de la structure syndicale a aussi pu être reçue par Christophe Mirmand, le préfet de région et de département. Une première pour le syndicat agricole, mais qui devrait appeler à de nouveaux rendez-vous. Au sortir de la rencontre, les représentants jugeaient la réunion - qui a duré plus d'une heure et à laquelle le directeur de la DDTM a aussi participé - intéressante et constructive. Elle a permis d'échanger avec les services de l'État sur plusieurs préoccupations fortes du moment comme l'apiculture, le foncier ou encore l'élevage. Au menu des échanges, "l'aide de trésorerie de cinq millions d'euros octroyée à la filière apicole pour conjurer la crise et la question des modalités d'attribution et de versement de ces moyens", rapporte Jean-Charles Bureau.
Les aspects sanitaires et les moyens de lutte propres au secteur apicole ont aussi été évoqués. "Des méthodes innovantes pour assurer la santé du cheptel nous sont toujours interdites. Nous demandons une AMM sur l'utilisation d'acide oxalique et la possibilité d'utiliser les huiles essentielles et l'acide organique comme alternative aux pesticides", indique l'apiculteur.
Le syndicat a aussi interrogé le représentant de l'État sur la pression foncière dans le département. "Nous l'avons questionné sur les friches et le PLUI du Pays d'Aubagne, retoqué par la préfecture, alors que l'installation de jeunes agriculteurs est très compliquée sur le secteur. Nous l'avons aussi alerté sur le fait que la plupart des métropoles ne jouent pas le jeu de la zéro artificialisation nette. Le préfet nous a reconfirmé que, d'ici 2030, les Métropoles devront réduire de 50 % leur grignotage des terres agricoles, pour arriver en 2050 au zéro artificialisation nette." Quant à la question de l'accès des éleveurs de caprins aux massifs forestiers, les échanges avec le préfet devraient rapidement permettre un nouveau rendez-vous avec la DDTM et l'Office national des forêts. Sur l'ensemble de ces sujets, la délégation était satisfaite de l'écoute attentive du représentant de l'État, "d'autant que nous sommes venus avec des revendications mais surtout des solutions, tant sur la revalorisation du revenu et la capacité des agriculteurs et agricultrices à vivre de leur travail, sur la transition vers une agriculture préservant les moyens de production, que sur la possibilité d'avoir accès à une alimentation saine et locale", ajoute l'apiculteur.
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