Gard
La plan mal-être du Gard a été validé en juillet lors du second comité de pilotage. Un réseau de 25 sentinelles a déjà été formé, l'objectif étant d'en avoir 50 sur le département.
Le comité de pilotage mal-être a pour mission de coordonner toutes les actions locales et d'améliorer la détection, ainsi que le traitement des situations d'urgence, qu'il s'agisse d'exploitants ou de salariés agricoles.
© Crédit photo : iStock
Le comité de pilotage mal-être agricole du Gard, créé dans le cadre de la feuille de route nationale "mal-être agricole", s'est réuni pour la première fois le 8 décembre 2022, sous la présidence de Marie-Françoise Lecaillon, préfète du Gard. Il regroupe l'ensemble des partenaires agricoles du département et s'appuie sur les travaux des organismes intervenant dans la détection et le traitement du mal-être agricole : la Mutalité Sociale Agricole (MSA), la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), l'Agence régionale de santé (ARS), la Direction départementale de l'emploi du travail et des solidarités (DDETS), la Chambre d'agriculture, l'association Solidarité paysans et le Centre d'économie rurale.
Les objectifs du comité sont de coordonner toutes les actions locales et d'améliorer la détection, ainsi que le traitement des situations d'urgence de mal-être, qu'il s'agisse d'exploitants ou de salariés agricoles.
Le 5 juillet dernier, un second comité de pilotage, coprésidé par la DDTM et la MSA, a permis de dresser un premier bilan du dispositif d'accompagnement en agriculture et de valider officiellement le plan d'actions "mal-être".
Premier axe du plan d'action : la mise en place du réseau de sentinelles. Les sentinelles sont en premier lieu des bénévoles, dont l'anonymat est préservé, et qui vivent en milieu rural. Elles sont chargées de repérer et d'orienter les exploitants ou les salariés agricoles en situation de mal-être. Leur profil est multiple : élus MSA, exploitants, salariés travaillant pour des organisations agricoles. Ils sont en activité ou retraités. Mais ce sont également des personnes qui ont la capacité de s'inquiéter pour l'autre et la formation sentinelles leur donne des clefs pour agir.
Quelles sont leurs missions ? Elles repèrent, écoutent, évaluent, accompagnent et orientent. Elles suivent une formation de trois jours, dispensée par des psychiatres, infirmiers ou psychologues qui a pour but de les aider à mieux repérer les personnes en difficulté psychologique. L'objectif de ces journées est aussi de faire connaître les dispositifs d'accompagnement existants. Une rencontre du réseau Sentinelles a lieu, tous les 6 mois, pour échanger sur les situations ren- contrées.
25 personnes ont été formées en 2022 et en 2023 dans le Gard. L'objectif est d'atteindre 50 personnes formées dans le département.
Au delà du développement du réseau sentinelles, le plan d'actions prévoit également le déploiement du dispositif d'accompagnement des salariés et non-salariés agricoles en situation de mal-être. À partir d'un signalement par téléphone via le numéros d'urgence (09 69 39 29 19), une évaluation est réalisée par un travailleur social de la MSA. Un accompagnement global est mis en place avec l'appui d'experts (cellule Reagir pour les exploitants agricoles ou cellule DDAsa - "dispositif départemental d'accompagnement des salariés agricoles").
Autre projet du plan d'action, la création d'un annuaire à destination des professionnels de l'accompagnement permettra de répertorier l'ensemble des coordonnées des référents des actions et des dispositifs existants. Les professionnels pourront gagner en réactivité et sécuriser le parcours des personnes en situation de mal-être.
Enfin, un axe communication prévoit la réalisation d'un dépliant "Mal-être, il y a toujours une aide possible" à destination du grand public. Il sera publié sur les sites internet de l'ensemble des partenaires agricoles (MSA, préfecture, Chambre d'agriculture...).
Un état émotionnel de mal-être peut se traduire par des évocations plus ou moins directes : "J'ai des idées noires, j'ai envie de faire une bêtise"; "Je ne mange plus, je ne dors plus"; "Je n'ai pas ma place, je ne sers à rien"; "Je ne peux plus m'en sortir, je n'ai plus d'espoir"; "Je ne compte plus pour personne, je déçois tout le monde". L'accumulation de signaux d'alerte doit éveiller l'attention.
Les assurés relevant du régime agricole sont particulièrement exposés à ce risque. Les personnes âgées de 15 à 64 ans présentent un risque de suicide accru de 43 % par rapport aux assurés de l'ensemble des régimes de sécurité sociale. Pour les personnes de 65 ans et plus, le risque de suicide est deux fois plus élevé que dans l'ensemble de la population de cette même tranche d'âge.
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