EXPÉRIMENTATION
À Rivesaltes, le lycée agricole Claude-Simon (AgriCampus 66) participe au programme ChlorISS, une expérimentation nationale pilotée par le Centre national d'études spatiales (CNES), qui interroge la façon dont les plantes se développent en microgravité.
Les élèves de terminale avec leurs plants d'Arabidopsis thaliana, une plante modèle choisie pour sa facilité de reproduction, son cycle court et son génome simple.
© Crédit photo : AV
Ce 13 février 2026 à 11h15 (heure de Paris), l'astronaute française Sophie Adenot devrait avoir décollé - à l'heure où nous écrivons ces lignes, le lancement est encore incertain, dépendant de la météo en Floride - pour une mission de six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS).Parmi les expériences embarquées figure ChlorISS, un programme éducatif piloté par le Centre national d'études spatiales (Cnes). Son nom associe Chloris, nymphe du printemps dans la mythologie grecque, à l'ISS.
L'objectif est de comparer le comportement d'une même plante cultivée sur Terre et dans l'espace. Au sol, la croissance est guidée par la gravité et la lumière. En microgravité, où la pesanteur est presque absente, ces repères disparaissent. Germination, orientation des tiges, vitesse de croissance ou encore floraison seront ainsi observées et mises en parallèle afin de comprendre comment le vivant s'adapte à un environnement radicalement différent.
Si 4 500 établissements scolaires participeront à l'expérimentation en France, en amont, quatre lycées agricoles ont été chargés d'un rôle clé : produire les graines nécessaires au projet. Il s'agit des lycées agricoles Charlemagne de Carcassonne, Wintzenheim (Alsace), Petit-Chavignac (Charente-Maritime) et Claude-Simon à Rivesaltes (Agricampus 66).
À partir de semences fournies par le Muséum national d'histoire naturelle, chaque site doit atteindre un objectif d'environ 600 000 graines d'Arabidopsis thaliana, une plante modèle choisie pour sa facilité de reproduction, son cycle court et son génome simple. "C'est un peu la souris de laboratoire du monde végétal", résume Olivier Tailhan enseignant en sciences et techniques horticoles. Semer des graines microscopiques et préparer un substrat d'une extrême finesse relèvent d'un savoir-faire précis. À cela s'ajoute le pilotage de la photopériode, avec 16 heures de lumière quotidienne, grâce à des lampes à sodium de 400 watts. L'ensemble mobilise les compétences techniques de la production semencière professionnelle. Sur l'ISS, les graines seront cultivées dans des modules de culture spécialement conçus pour l'expérimentation végétale en microgravité, où la lumière et les conditions de croissance sont strictement contrôlées pour permettre une comparaison directe avec les cultures menées au sol. Le paramètre clé : la gravité.
Les premiers retours sont attendus dans le courant du mois de mai 2026. "Avec la question de la gravité, on ne sait pas si les plantes pousseront vers le haut, comme sur Terre. Elles vont peut-être ramper", s'amuse Olivier Tailhan. "On va le découvrir."
Au-delà de la prouesse scientifique, ChlorISS illustre la capacité de l'enseignement agricole à s'inscrire pleinement dans des projets de recherche d'envergure, en reliant gestes techniques, expérimentation du vivant et formation aux métiers de demain.
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