Les manifestants veulent mettre la pression au Gouvernement, à l'image des tomates pourries déversées et compressées contre les murs de la préfecture et sur l'asphalte.
Rendez-vous était donné aux producteurs des Bouches-du-Rhône en début d’après-midi au Min de Chateaurenard. Aux côtés des arboriculteurs et maraîchers, “je vois des producteurs de foin, des viticulteurs, des riziculteurs venus les soutenir, car c’est la ruralité dans son ensemble qui est menacée. On sue pour produire des produits de qualité, et on nous empêche de faire notre métier correctement”, lance le président des JA13, Romain Blanchard.
Peu de temps après, ils se remettent en route pour rejoindre leurs collègues vauclusiens et des départements voisins, direction la préfecture. Des Varois sont là aussi, les horticulteurs étant très lourdement impactés par cette perte de compétitivité.
Dans le cortège beaucoup de jeunes. On imagine facilement que plus encore que leurs aînés, la suppression annoncée du TODE met leur fragile équilibre financier en péril. 240 euros de plus par salarié, pour nombre de producteurs cette charge les fait passer en dessous du seuil de flottaison. L’ambiance générale est plutôt calme, presque désabusée, mais certains restent déterminés. Devant les grilles sont entassés pneus, plastiques, cagettes de poivrons, de pommes, arbres arrachés, sur lesquels arrive le “glaçage maison”, des tomates d’industrie fermentées, à l’odeur prononcée. “Vous la sentez la m…, nous on y est !”, lit-on sur le racleur du tracteur qui vient comprimer l’ensemble contre la grille, puis méticuleusement recouvrir la chaussée. Pendant que les manifestants poursuivent les travaux pratiques, une délégation est reçue. Sans surprise, elle ressort sans annonce, “mais nous avons été entendus. Les choses commencent à bouger. La mobilisation continue”, synthétise le président de la FDSEA13, Patrick Lévêque, qui sous-entend que d’autres opérations ponctuelles, et probablement plus dures, pourront être conduites pour maintenir la pression. “Le Premier ministre s’est saisi de la question. Nous attendons la mobilisation des députés à nos côtés, car personne n’est épargné, petites, comme grandes exploitations.”
Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, qui avait été l’instigateur de cette réduction de charges lorsqu’il était ministre de l’Agriculture, s’est engagé à trouver une solution. Au lendemain de la mobilisation nationale, il a annoncé sur BFMTV que le président lui-même était très soucieux de cette question agricole. “Nous y travaillons depuis plusieurs semaine avec Stéphane Travert.” Il a rappelé également que la baisse des cotisations patronales pour les salaires au niveau du Smic, qui sera mise en place en octobre 2019, le sera dès janvier pour l’agriculture.
Magali Sagnes
ICI
Votre encart
publicitaire !
FOIRE DE BRIGNOLES, DU 11 AU 19 AVRIL
CRISE VITICOLE
viticulture

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

10/05/2023
28/04/2023
06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner