VINIFILLES
Croire, avancer, donner... Chez les Vinifilles, ce ne sont pas de simples mots, mais de véritables convictions. Grâce à l'initiative 'Dîner pour donner', elles ont pu remettre, avec les Soroptimist et la Fondation Institut Agri, une bourse de 5 000 euros à trois jeunes femmes qui font leur entrée dans le monde du vin.
Mardi 25 mars, les Vinifilles et leurs partenaires se réunissaient au Trinque Fougasse O'uest de Saint-Jean-de-Védas pour remettre la bourse des 'Dîners pour donner'.
© Crédit photo : ML
Dîner pour donner, voilà un principe intéressant. Mais comment et pourquoi exactement ? 'Dîner pour donner' est le nom de l'initiative lancée par Françoise Antech-Gazeau, vinifille au double engagement puisqu'également membre des Soroptimist. "Nous menons beaucoup de combats, pour l'éducation et l'épanouissement des jeunes femmes, et je crois qu'il y avait dès lors un point d'accroche entre nos deux associations."
Alors il y a deux ans, elles ont ensemble lancé ces dîners caritatifs. Les chefs proposent un menu, les Vinifilles offrent et servent les vins, et les cuvées sont vendues, en fin de soirée. Les bénéfices sont ensuite reversés à l'association Soroptimist, qui peut compléter la somme avant de reverser le tout ; cette année, à la Fondation Institut Agro. "En donnant à la Fondation Institut Agro, nous nous assurons d'une restitution fiable des fonds, de la même manière que nous l'avons fait avec la Légion d'honneur l'année passée. Nous pourrions très bien envisager de passer pour une école de sommellerie à l'avenir par exemple", précise Françoise Ollier, présidente des Vinifilles.
Mardi 25 mars, au Trinque Fougasse O'uest de Saint-Jean-de-Védas (34), les vigneronnes et leurs partenaires se retrouvaient donc pour remettre la fameuse bourse, d'un montant de 5 000 euros, à 3 jeunes femmes.
Solène, Maurine et Juliette, lauréates de cette seconde édition, sont reparties avec 1 500 € chacune. Sélectionnées parmi plusieurs dossiers présentés par la Fondation Institut Agro, elles ont séduit par leur discours, leur envie d'aller de l'avant, d'ouvrir leur propre voie. "J'ai toujours eu un intérêt pour ce milieu, mais j'étais freinée par une impression de manque de légitimité", témoigne Solène. "Au-delà d'un soutien financier, c'est tout un réseau qui s'ouvre à elles. Il faut souligner qu'à l'Institut Agro, si les jeunes femmes représentent 60 à 70 % de nos effectifs, le milieu du vin reste très masculin, bien qu'il attire de plus en plus de femmes", pointe en effet Isabelle Massaï, responsable développement de la fondation.
C'est donc pour soutenir et propulser les femmes vers le milieu viticole, que l'initiative a pour objectif de perdurer. Pour montrer que c'est possible, qu'il ne sera pas toujours question de plafond de verre. "S'il y en a effectivement toujours et bien ce n'est pas grave. On prendra des haches, et on ira les casser", affirme Mickaëlle Cazorla, présidente des Soroptimist de Nîmes. L'année passée, la bourse avait été remise à Mélina Maurel et Loréna Aouir. La première, sommelière formée au Purple Campus de Béziers, officie désormais au sein du restaurant étoilé Le Pavillon, adossé à l'hôtel cinq étoiles Westminster, au Touquet Paris Plage.
Naturellement, l'événement sera reconduit à l'automne 2025 pour de nouveaux dîners. En attendant, les Vinifilles ne comptent pas s'arrêter là. "Nous allons faire perdurer nos actions avec les écoles de sommellerie", cite par exemple la présidente. Elles travaillent notamment avec les Purple Campus de Béziers et Montpellier, ServWine à Alès le lycée hôtelier de Saint-Chély-d'Apcher, celui de Chamalières et des écoles d'Argelès, Toulouse, et Nérac. "Nous avons débuté à Béziers il y a huit ans avec un salon pour les jeunes futurs professionnels du vin, et les Vinifilles finançaient des bus qui récupéraient les élèves des différentes écoles pour les amener sur un lieu où nous organisions un salon pro pour eux. En 2025, les financements régionaux nous ont fait défaut, et nous avons organisé une masterclass pour les élèves de Béziers au Château Coupe-Roses en Minervois. C'est une solution moins onéreuse que nous comptons reproduire pour toutes les écoles. Notre ADN est de travailler avec les jeunes et sur la transmission de nos valeurs. Ces actions nous tiennent vraiment à cœur."
Elles maintiendront également leur présence sur les salons, avec des moments privilégiés de rencontres tels que la soirée Off à la veille de Millésime Bio, et communiqueront encore et encore sur leur manifeste du vin positif (lire encadré). Chez les Vinifilles, in wine we trust, mais pas que !
"Depuis la fin d'année, nous percevons les attaques récurrentes sur le vin et ce, encore plus avec les campagnes de communication sur le Dry January", expose Françoise Ollier, vigneronne du Domaine Ollier-Taillefer et présidente des Vinifilles. Pour passer au-dessus des crispations, le groupe de vigneronnes a pris le contrepied en élaborant une communication positive dans un manifeste baptisé 'In wine we trust' (comprenez : dans le vin nous croyons). Au cœur de 12 propositions débutant toutes par "Vive", elles soulignent ligne après ligne le bien boire et manger, les émotions, les expériences, l'âme, l'excellence, le lien social, le paysage, la diversité, l'enseignement et la recherche, l'optimisme, ou encore l'art de vivre... "Dans ce pessimisme ambiant, communiquons autour de ce qu'apporte notre métier", affirme la présidente.
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