Fabienne Joly entourée de (de d. à g.) Claude Bonnet, Sylvain Audemard, Didier Brémond, Antoine Pastorelli, et Sébastien Perrin.
Face aux salariés, élus et partenaires de la Chambre réunis, dans les locaux de la Foire de Brignoles ce 14 janvier, Fabienne Joly a tout particulièrement formulé trois vœux pour l’agriculture, le premier étant d’être “épargné par les catastrophes à répétition”.
“2019 s’est terminée dans la douleur de la double inondation de fin d’année. Cela a été très dur pour bon nombre d’agriculteurs varois”, rappelle-t-elle, après avoir invité l’assistance à faire une minute de silence en mémoire d’Henri Firn, éleveur emporté par les eaux alors qu’il tentait de mettre son troupeau à l’abri.
Dans ces circonstances très difficiles, la présidente de la Chambre d’agriculture salue, par ailleurs, l’implication et la réactivité des équipes et de la cellule de crise. 2020 est, à ce chapitre, porteuse d’une nouvelle appréciée, puisque “au bout de deux mois, l’Apasa a obtenu l’agrément pour que les dons reçus puissent être déductibles des impôts”, annonce Fabienne Joly. La profession espère que la mesure favorisera les dons adressés à l’association pour aider les sinistrés de l’agriculture. Pour rappel, l’Apasa a été créée en 2015 par les organismes professionnels agricoles, pour soutenir les exploitants de plus en plus souvent mis à mal par les aléas.
Pour 2020, Fabienne Joly souhaite donc, pour commencer, “une année sans inondation, sans sécheresse, sans grêle” et, “sans attaque de loup”. Consciente du caractère incantatoire de ce vœu, elle pointe néanmoins des attentes sur la prédation notamment, espérant “que le gouvernement revienne un peu à la raison sur le sujet”, pour pouvoir “mettre en œuvre, au moins, le programme de l’association des éleveurs de Canjuers, qui travaille pour contenir ces attaques”.
Vivre ensemble
Réagissant à un agribashing de plus en plus systématique, le deuxième vœu de Fabienne Joly est que “tout le monde comprenne que, vivre à la campagne, c’est vivre avec les agriculteurs. Je voudrais que toute la population varoise, mais particulièrement les néo-ruraux comprennent que les zones agricoles ne sont pas des espaces naturels : ce sont des lieux de production économique”, défend la présidente de la Chambre d’agriculture. Avant d’ajouter : “Vivre dans ces espaces ou à proximité, c’est vivre avec les agriculteurs. C’est donc supporter une machine à vendanger à 4 heures du matin ; c’est accepter le bruit d’un pulvérisateur à minuit ; c’est avoir de la boue sur les routes certains jours de pluie ; c’est l’odeur du fumier ; c’est le chant du coq, le bêlement du mouton, la fumée du tracteur... C’est la vie à la campagne !”.
Pour Fabienne Joly, il est essentiel que les “notaires, maires, agences immobilières, promoteurs” travaillent avec les agriculteurs et portent ce même discours, pour faire cesser les problèmes de voisinage et protéger les zones agricoles. Et la présidente de l’institution consulaire de plaider contre le déclassement et le mitage des espaces agricoles, et pour plus de respect pour la profession agricole. “Nous, élus et techniciens de la Chambre d’agriculture du Var, avons de la chance, car notre travail a du sens. Tous, nous travaillons à la défense d’un mode de vie, d’une qualité de vie que le monde entier nous envie. Cette qualité de vie s’appuie sur des productions locales, des produits de qualité, un cadre de vie que l’agriculture a créé et entretient”, défend-elle encore.
“Le grand chantier de la transition écologique”
Dans cet esprit, la présidente de la Chambre est certaine de voir son troisième vœu se réaliser. “Soyons tous conscients que, développer l’agriculture dans le Var, c’est non seulement contribuer au développement durable de notre département, mais c’est aussi participer à la lutte contre le dérèglement climatique. Je sais qu’il va se réaliser, ce troisième vœu, parce que nous y travaillons tous depuis longtemps”, explique-t-elle. “Nous travaillons, bien sûr, pour que les exploitants puissent vivre dignement de leurs productions, tout en veillant à ce que l’impact des agriculteurs sur l’environnement soit minimum. Mais notre action ne se limite pas à minimiser l’empreinte carbone et environnementale de nos agricultures : nous travaillons pour que l’activité agricole soit bien une solution au dérèglement climatique”, poursuit-elle en citant pêle-mêle, la création d’un pôle Haute valeur environnementale au sein de la Chambre pour développer la certification environnementale, les actions de promotion et d’accompagnement de l’agriculture biologique, l’offre de formations pour aider les professionnels, le développement des circuits courts, la création et l’animation de groupes de progrès en viticulture, maraîchage, horticulture, élevage, arboriculture pour améliorer les pratiques, ou encore les activités d’expérimentation, notamment sur les cépages résistants. La présidente de la Chambre d’agriculture veut ainsi réaffirmer la fierté de l’agriculture “de participer à ce grand chantier de la transition écologique”.
Gabrielle Lantes
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