Outre son activité de suivi des exploitations, le GRCeta s’implique aussi dans la recherche de solutions pour lever certains verrous techniques dans le domaine de la régularité de production sur pommier, la gestion et la nutrition du sol ou encore su
Pour relever le challenge de la performance technique et rester compétitifs, les arboriculteurs de basse Durance peuvent compter sur leur groupement régional. Les défis du verger provençal sont en effet multiples : au niveau agronomique ; de la réduction des coûts ; en matière de formation ; et concernant l'évolution des modes de cultures. L’assemblée générale du GRCeta, qui s’est tenue le 14 décembre à Plan d’Orgon, a permis de donner un aperçu du travail développé et des actions engagées par les conseillers du groupement.
Ce rendez-vous annuel a montré que le GRCeta de Basse-Durance, tourné vers l’innovation en verger, restait dynamique. Mais son équipe doit cependant faire face à “des exigences qualitatives et administratives grandissantes, aux pressions sociétales fortes et à un environnement économique pesant. La diversité des tâches et des missions peut facilement exploser“, reconnaît le président Christophe Roduit. Aussi, pour continuer d’accompagner le développement de l'arboriculture fruitière, en perpétuel mouvement, une réorganisation en interne s’est engagée il y a quelques mois. Le départ de Laurent Poulet, conseiller et référent bio de l’équipe, a également conduit à repenser le modèle d’accompagnement proposé par le GRCeta et son travail d’appui technique sur le terrain.
Nouvelle recrue sur le conseil
Le Conseil d’administration a donc décidé d’embaucher une nouvelle ingénieure agricole, Sophie Hardy, 30 ans, spécialisée en arboriculture fruitière et irrigation, qui a notamment fait ses classes chez ‘Agrucorse - Terre d'agrumes’ et Star Fruits. Elle doit prendre ses nouvelles fonctions en janvier et aura notamment la charge de suivre les nouvelles espèces en développement sur le verger du GRCeta : le grenadier, le figuier et le kaki.
Par ailleurs, au sein de l’équipe, chaque conseiller aura désormais la charge d’animer une espèce fruitière, en conventionnel comme en bio. Les adhérents continueront d’être suivis par leur conseiller référent, mais pourront aussi bénéficier de l’appui sur une thématique précise d’un autre conseiller de l’équipe. “Cette projection dans l’avenir passe aussi par une meilleure connaissance des besoins de chaque adhérent, que ce soit individuellement ou à travers son organisation de producteurs”, ajoute Christophe Roduit. Une enquête vient d’ailleurs d’être lancée auprès des adhérents afin de mieux cerner leurs attentes, dans l’objectif de mieux structurer encore l’appui technique. En 2018, le travail du groupement avec ses adhérents sur des référentiels de production – avec la constitution de bases de données technico-économiques et par le biais des réseaux de Ferme Dephy permettant l’expérimentation – a été très riche (voir encadré).
Voyage d’études au Chili
Ses innovations et réflexions techniques proposées par les conseillers, le GRCeta va aussi les chercher très loin : le déplacement d’études au Chili réalisé au début de l’année 2018 en témoigne. Les conseillers ont pu découvrir, du côté de Santiago, des vergers de cerisiers de 2 000 arbres par hectare, conduits en forme axiale selon une conduite particulière. “C’est une technique qui consiste, la première année de plantation, à chercher la croissance linéaire en hauteur ; et, à pratiquer ensuite, entre la première et la deuxième feuille, des incisions circulaires tous les 20 cen- timètres”, rapportait Pascal Borioli.
Dans le domaine de la protection climatique, les arboriculteurs emploient aussi des “structures différentes des nôtres, des bâches qui peuvent être déplacées, déployées ou repliées, en fonction des contraintes à court terme”. Et pour protéger les fruits des coups de soleil et les sols des fortes hausses de températures, des “films plastiques réfléchissants sont utilisés pour limiter l’accumulation de chaleur, et permettre le fonctionnement des micro-organismes du sol notamment”.
Autant d’informations collectées au cours de ce voyage d’études qui s’intègrent dans la réflexion du GRCeta sur le cerisier. C’est la 5e espèce en surface suivie au sein du groupement (voir encadré). Le verger compte aujourd'hui environ une centaine d'hectares. La cerise reste une espèce de diversification avec de petites surfaces (moins de 2 ha par exploitation). Mais si la dynamique de plantation est moins forte que sur les autres espèces, la gamme variétale, l'emploi de nouveaux porte-greffes et les conceptions de verger se sont pour autant bien diversifiés.
Emmanuel Delarue
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