Les signataires de la charte multiplient les présentations publiques pour expliquer et convaincre les différents acteurs de la filière de la ratifier.
Consolider les fondations afin de poursuivre le chantier sur des bases solides : c’était en quelque sorte l’objectif de la charte de confiance de la récolte de bois, signée entre professionnels de la filière (amont comme aval), institutions et propriétaires privés, en septembre der-
nier. Sept mois après sa ratification, les signataires de la charte sillonnent la région, comme cela était le cas le 4 mars dernier à Gardanne, dans les locaux de Fibois, pour faire œuvre de pédagogie et détailler les objectifs et les effets attendus de cette démarche vertueuse.
“Accepter la réalisation de coupes de bois est loin d’être évident pour certains propriétaires forestiers non professionnels, pour lesquels cela suscite une défiance. Le rôle de cette charte est de les rassurer, en rappelant les démarches de qualité mises en œuvre par les professionnels qui se sont engagés“, précise Florent Bigo, délégué général de Fibois Paca. Les engagements, qui figurent dans la charte vont, en effet, dans ce sens, en insistant, par exemple, sur la contractualisation entre les parties, avant la mise en œuvre des travaux d’entretien ou de coupe – car Fibois met à disposition des contrats type validés par les organismes représentatifs de la filière – ou sur celle de “travailler en priorité avec les adhérents signataires de la charte“.
Augmenter les volumes e bois mis sur le marché
Pour Florent Bigo, l’objectif est de taille : il s’agit de “faciliter et d’accroître la mise en marché de bois local, dans le respect de la gestion durable des forêts“ de la région, et “de valoriser le professionnalisme des entreprises de travaux forestiers“. Sur un territoire comme la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, “où nous n’avons que peu de culture forestière“ – contrairement à d’autres comme les Landes, Auvergne Rhône- Alpes ou l’Est de la France –, il est nécessaire de “communiquer auprès des propriétaires privés sur les démarches de qualité ou la montée en compétences entreprises par les professionnels“, poursuit Florent Bigo. De ce point de vue, l’adhésion à la charte, pour les entreprises d’exploitation forestière comme pour les usagers finaux (scierie, industriels...) est conditionnée par celle à un organisme de certification de gestion durable. “Notre ambition est de créer un effet levier, pour augmenter significativement la mise sur le marché de volumes de bois. Nous avons encore devant nous une forte marge de progression“, relève le délégué général de Fibois Paca.
L’enjeu est en effet de taille dans une région où 64 % des parcelles boisées exploitables sont détenues par des propriétaires privés. “L’autre objectif, sous-jacent, est de mieux rémunérer tous les acteurs de la filière, en premier lieu les propriétaires, afin d’encourager ces derniers à accroître les surfaces mises en gestion, tout en leur proposant un accompagnement.“ Enfin, un processus de médiation destiné à régler les conflits éventuels a été créé. Il interviendra dans les cas où la résolution au niveau des syndicats professionnels des deux parties n’a pas abouti. Un comité de médiation – composé des organisations signataires – est dès lors saisi, avec la possibilité de prononcer l’exclusion de l’adhérent, si sa responsabilité est avérée.
Julien Dukmedjian
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