Hérault
La tournée des caves coopératives du président du Département Kléber Mesquida, à l'occasion des vendanges, est devenue un rendez-vous incontournable. À cette occasion, il rappelle son engagement auprès des vignerons et de l'agriculture, embarquant dans son sillage la députée Fanny Dombre-Coste et le président de Montpellier Méditerranée Métropole, Michaël Delafosse.
Le président du Département débutait sa tournée des caves coopératives de l'Hérault par celle de Saint-Geniès-des-Mourgues. Devenue une tradition, cette tournée symbolise le maintien d'un engagement que Kléber Mesquida veut sans faille auprès du secteur viticole et agricole de manière générale.
© Crédit photo : ML
Rencontrer, expliquer et permettre de la réactivité. Voilà trois principes que Kléber Mesquida, président du Conseil départemental, tâche de mettre en œuvre. Alors que les vendanges battent leur plein, il a donc amorcé sa traditionnelle tournée des caves coopératives, afin de cibler au mieux les défis et priorités à venir. Lundi 9 septembre, le président rendait visite à la cave des Coteaux de Montpellier, à Saint-Geniès-des-Mourgues.
Entouré de son vice-président à l'agriculture, Yvon Pellet, de la députée, Fanny Dombre-Coste, et du président de Montpellier Méditerranée Métropole, Michaël Delafosse, Kléber Mesquida vient rassurer : si l'impact économique de la conjoncture actuelle est important pour l'Hérault, il n'y aura pas de baisse du budget alloué à l'agriculture. Deuxième plus grosse économie du territoire, la viticulture façonne les paysages, permettant au tourisme de se hisser sur la première marche : "Notre département est attractif, grâce aux artisans paysagers que sont les vignerons et les paysans", insiste-t-il.
Alors que se discute encore l'arrachage, Jérôme Despey, président de la Chambre d'agriculture de l'Hérault, déroule : "On va réactiver le dispositif de dégrèvement de la TFNB et les prises en charge de cotisations sociales, en plus d'un plan plus structuré qui se met en place en matière d'arrachage", explique-t-il. Il faudra de la résilience et de la pédagogie, de la patience et des prises d'initiatives. Il y croit : "Il y a des éléments de rebond, mais tout le monde ne pourra pas rester comme il est actuellement, notamment dans la coopération."
Il annonce également une rencontre prochaine avec la métropole et la CCI, afin de trouver des solutions au sujet des cartes des vins des restaurants et des marges abusives pratiquées par certains.
"Recevoir le Département est une occasion concrète pour se rencontrer et expliquer les problèmes. Nous sommes face à de nombreux questionnements, et naturellement nous nous posons la question de la diversification", amorce Denis Lavergne. Le président de la cave confirme notamment la volonté d'orienter la coopérative vers l'œnotourisme, une façon d'offrir un nouveau souffle de dynamisme et de compléter la volonté de diversification. "À ce jour, surtout pour ce qui est du vrac, les prix sont insuffisants pour permettre la survie de nos exploitations", ajoute-t-il. Et sans survie, pas de transmission pour les jeunes, qui continuent cependant de s'installer.
Autour de Rémi Dumas, président des Jeunes agriculteurs du département, les jeunes étaient nombreux pour présenter leurs exploitations. La plupart ont repris récemment, voire sont partis de zéro en fermage. Le point commun reste cependant cette diversification. Exit le tout raisin, il faut désormais compter sur les asperges, les céréales, ou encore l'élevage. "Avec eux, vous voyez que sur une même cave, bien que sur plusieurs villages, tout le monde se diversifie. Mais il est tout autant impensable de voir disparaître la vigne, qui reste le socle de nos exploitations", souligne le président.
Il sera notamment question d'eau, dénominateur commun de toutes les volontés de diversification. Kléber Mesquida rappelle par ailleurs l'importance des discussions en cours pour amener l'eau dans un maximum d'endroits, en poursuivant les échanges sur les retenues hivernales.
Raymond Llorens, en qualité de vice-président de La Coopération agricole Occitanie, reconnaît que malgré tous les efforts, l'eau ne pourrait aller partout. Pas question cependant de laisser les zones non irriguées redevenir garrigue. "La viticulture reste un enjeu touristique, œnotouristique, et joue également un rôle dans la lutte anti-incendie. Face à la déprise agricole, nous allons devoir trouver des solutions." Il garde notamment espoir de voir des choses arriver avec le plan pour l'agriculture méditerranéenne.
Alors que les vendanges arrivent à un peu moins de leur moitié, le constat est sans appel : la récolte sera bien moindre chez tout le monde, autour de 4 à 4,2 millions d'hectolitres. Le président de la Chambre d'agriculture note deux événements climatiques importants : la sécheresse et la canicule par endroit, et les pluies sur floraison ailleurs, ayant provoqué de la coulure et du millerandage. Partout, il constate "un impact majeur sous-estimé particulièrement sur merlot et grenache", sans compter les problématiques de mildiou, bien que contrôlées dans la majeure partie des cas.
La météo des jours à venir s'annonçant bonne, les viticulteurs espèrent désormais voir la maturité- jusqu'ici en retard- s'accélérer. Patience et contrôles seront de mise dans les prochaines semaines pour permettre, malgré toutes les déconvenues de cette nouvelle année atypique, l'élaboration de vins d'une qualité optimale.
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