ÉLEVAGE
Des travaux de remise aux normes et la hausse des matières premières ont alourdi l'ardoise prévue pour la rénovation de l'abattoir. Le temps est compté, à un mois du renouvellement de l'agrément.
Chez Pascal Duplan, le 29 août, la FDSEA, les JA, les syndicats bovin et ovin du Gard et Bienvenue à la ferme étaient réunis pour alerter sur une fermeture de l'abattoir qui serait fatale pour la filière.
© Crédit photo : CA 30
Relancé en SEM (Société d'économie mixte) l'an dernier, l'abattoir d'Alès est confronté à une hausse du budget initialement prévu, qui pourrait entraîner sa fermeture dans les semaines qui viennent. À moins que les mises aux normes impératives demandées par la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) ne puissent être réalisées en urgence. À la clé, la survie de l'élevage gardois et des exploitations qui craignent la désertion des futurs installés.
"Ça urge ! Mais tout va commencer à bouger cette semaine." Depuis l'annonce coup de massue, cet été, de la hausse de l'enveloppe budgétaire pour rénover l'abattoir d'Alès, les éleveurs et les syndicats montent au créneau. "Si l'abattoir ferme, certains jeunes éleveurs travailleront peut-être ailleurs mais, à la retraite des parents, c'est une page qui risque de se tourner", craint Fabien Chaussinand, éleveur ovins viande à Saint-Gilles, et référent élevage pour les JA du Gard. Entre les éleveurs de Nîmes, des Cévennes et jusqu'à l'Hérault, l'outil d'Alès reste indispensable, car les autres abattoirs, comme celui de Tarascon, sont "quasiment à saturation". Tout va se jouer "en jours" pour mettre les fonds à contribution, estime-t-il. "Après, il sera trop tard." Éleveur de 70 vaches mères limousines et de 220 brebis, Pascal Duplan réalise plus d'un tiers de son chiffre en vente directe, et dispose d'un atelier de découpe, aux Plans, à 11 km de l'abattoir. Entre le transport des génis- ses le mercredi soir et celui des agneaux le lundi soir, pour aller récupérer les carcasses une semaine après, les allers-retours sont intenables, sans compter l'engorgement des autres abattoirs. Si les éleveurs entretiennent "45 % du territoire", la perspec- tive d'une fermeture sonnerait le glas du métier et de l'installation des jeunes. "Mon fils a un projet de vente directe, mais cela remet les choses en cause."
Si quelque 3 M€ manqueraient, d'après les estimations, le Département abonderait de 500 000 € déjà mis sur la table, sous réserve d'un vote favorable. En attendant, la FDSEA attend l'évaluation chiffrée de la DDPP pour "examiner la première mise de fonds pas totalement utilisée", indique Laurence Biscaylet, directrice adjointe.
Une "décision collégiale" est espérée par Magali Saumade, alors qu'une réunion avec la DDPP et les syndicats se tenait à la Chambre d'agriculture mercredi. La question étant de savoir "combien il faut pour maintenir l'abattoir aux normes", signale la présidente de la Chambre d'agriculture du Gard, ne serait-ce qu'un chiffrage approximatif pour assurer les remises aux normes urgentes (sols, plafonds, gestion des rejets), hormis les formations aux règles d'hygiène et le plan sanitaire, sans incidence sur le surcoût de fonctionnement. Réévalué à 11 M€, le budget global pourrait être décliné dans un premier temps, afin d'investir dans les postes prioritaires et nécessaires au maintien de l'abattoir d'ici octobre. Les prochains jours risquent d'être décisifs...
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