Malgré les complications liées au Covid-19, au début de la mandature de Magali Saumade et de son équipe, la Chambre a répondu présent pour "défendre l'agriculture gardoise" mise à mal aussi par le gel et autres problématiques réglementaires. "Proximité et accompagnement" restent les maîtres-mots pour "soutenir techniquement et moralement les agriculteurs", a souligné la présidente face à la presse, le 17 janvier.
Asseoir les spécificités des filières gardoises
À raison "d'un sinistre tous les trois mois, sans compter les contraintes réglementaires liées aux ZNT, cours d'eau et d'habitation", l'agriculture gardoise n'a pas été épargnée l'an dernier, rappelle Jean-Louis Portal. Les dossiers des calamités agricoles suite au gel ont été finalisés, mais la procédure pour les pertes de récolte se clôt fin janvier. "Pour les pertes de fond, les dossiers sont à remplir, assuré ou non."
Face aux aléas climatiques et aux arrêtés liés à la sécheresse compliquant les conditions de production, "il faut pouvoir porter des projets de bassins de stockage", plaide le secrétaire général de la Chambre d'agriculture, par initiatives collectives, via le réseau BRL, comme par les ASA. "Le Bas-Rhône ne pourra pas tout solutionner", prévient Magali Saumade. En ce sens, la Chambre d'agriculture poursuit les contrats d'objectifs avec l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée-Corse.
À l'approche de la nouvelle Pac, l'enjeu consistera à "maintenir au minimum les acquis obtenus et à faire reconnaître une spécificité méditerranéenne", ajoute Jean-Louis Portal. Vu la "complexité" de la dernière Pac, notamment pour la riziculture à cheval entre Occitanie et Paca, Magali Saumade milite pour un traitement "en termes de filière, plus que de territoire".
Inquiétudes et lassitude
Département "le plus assuré d'Occitanie", selon Jean-Louis Portal, le Gard compte environ 40 % de viticulteurs assurés, pour une moyenne proche des 30 %. La perspective d'une réforme du système assurantiel laisse espérer un modèle "assaini". En dessous des 20 % de pertes, les coûts seraient à la charge de l'exploitant, entre 20 et 50 %, pris en charge par l'assureur, et, au-delà, par l'État "via l'enveloppe des calamités agricoles", avance le secrétaire général.
Saluant la "résilience des agriculteurs" en proie aux nombreux coups durs (taxe Trump, Brexit, Covid), qui n'ont pas eu droit aux aides directes, comme d'autres secteurs, Patrick Compan craint pour les trésoreries, notamment des coopératives, suite au gel. "On est conscient que certaines augmentations de prix ne pourront pas compenser les pertes", estime le vice-président qui redoute une "lassitude", notamment des jeunes installés confrontés aux démarches administratives et environnementales, alors que les prix d'approvisionnement ont flambé. Pour autant, les installations ont progressé, dont 47 % de femmes, témoigne Delphine Fernandez, vice-présidente. De plus en plus diversifiées (60 % en viticulture, 20 % en élevage, 20 % en maraîchage), les exploitations sont reprises à 55 % en cadre familial pour les Jeunes agriculteurs. Par le RDI (répertoire départ installation), la mise en relation entre acquéreurs et vendeurs a permis d'installer 15 nouveaux agriculteurs.
Philippe Douteau
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