Occitanie 16/01/2025
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trois questions à

La parole aux différentes listes en présence sur chaque département

Trois listes dans l'Aude, quatre listes dans l'Hérault et le Gard. Cette semaine, l'ensemble des listes candidates a répondu à trois questions, dans le cadre des élections Chambres d'agriculture.

Depuis mercredi 15 janvier, le scrutin est ouvert pour les élections Chambres d'agriculture. Les électeurs recevront à leur domicile le matériel de vote, au plus tard dix jours avant la date de clôture de scrutin, fixée au 31 janvier.

© Crédit photo : Istock (montage)

Depuis mercredi 15 janvier, le vote en ligne est possible pour les prochaines élections Chambres d'agriculture.

Chacune des listes candidates dans l'Aude, l'Hérault et le Gard a répondu à trois questions :

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ? 

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

Le scrutin est ouvert

Depuis le 15 janvier, le vote en ligne est possible, mais tous les électeurs inscrits sur les listes électorales recevront à leur domicile le matériel de vote, au plus tard dix jours avant la date de clôture de scrutin, fixée au 31 janvier.

La commission d'organisation des opérations électorales leur adressera les professions de foi et un bulletin de vote de chaque liste, accompagnés des instruments de vote par voie postale, mais également le code d'accès pour permettre le vote en ligne, ainsi qu'une notice explicative.

Voter par voie postale

Pour voter par voie postale, il suffit de mettre le bulletin de vote dans l'enveloppe opaque (petite enveloppe), puis de découper la carte d'émargement figurant en bas du courrier reçu. Glisser ensuite la carte d'émargement et l'enveloppe opaque dans l'enveloppe d'envoi (à trois fenêtres), en vérifiant que les informations portées sur la carte d'émargement apparaissent dans les fenêtres de l'enveloppe d'envoi. Signer enfin l'enveloppe d'envoi au verso et poster l'enveloppe. 

Voter en ligne

Pour voter en ligne, il suffit de se rendre sur le site internet : www.jevote2025.chambre-agriculture.fr, puis de se connecter grâce au code d'accès reçu par courrier, de suivre les instructions de vote et de valider. C'est simple, rapide et sécurisé.

Si vous avez besoin d'aide, un tutoriel a été réalisé pour accompagner les électeurs dans le vote en ligne sur : www.chambres-agriculture.fr/elections2025. 

La rédaction •

Les forces en présence

Dans l'Aude (lire pages 4 et 5), trois listes de candidature ont été déposées pour le collège 1 des chefs d'exploitation et assimilés : une liste d'union FDSEA/Jeunes agriculteurs, conduite par Ludovic Roux, actuel président des Vignerons coopérateurs d'Occitanie ; la Coordination rurale "100 % agriculteurs, ensemble gagnons notre liberté", conduite par Nadine Boyé, céréalière à Fanjeaux ; et la Confédération paysanne, avec en tête de liste Yann Vétois, éleveur installé à Fanjeaux.

Il y a quatre listes dans l'Hérault (lire pages 6 et 7) : le président sortant, Jérôme Despey conduit la liste d'union FDSEA/JA ; Paul Reder, vigneron et éleveur ovin à Cournonterral, sera numéro un de la liste de la Confédération paysanne ; Benjamin Bajada, céréalier à Montpeyroux, conduit la liste de la Coordination rurale. Quatrième force en présence : le Modef, dont la tête de liste est Didier Gadea, viticulteur de Montagnac.

Quatre listes s'affrontent également dans le Gard (lire pages 8 et 9) : la présidente sortante Magali Saumade repart à la tête de la liste d'union FDSEA/Jeunes agriculteurs ; la Coordination rurale est conduite par le vigneron coopérateur, André Baniol ; la Confédération paysanne présente une liste, avec en première position, le maraîcher de Beauvoisin, David Desvernes ; et le Modef sera conduit par Frédéric Mazer, éleveur à Corbès.

FDSEA / JAde l'Aude

De la rentabilité découlera le reste

Dans l'Aude, la liste portée par la FDSEA et les Jeunes agriculteurs veut croire en sa capacité à apporter des solutions concrètes aux exploitants.

© Crédit photo : Syndicat des vignerons de l'Aude

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Nous n'avons qu'une seule priorité : la rentabilité de l'activité agricole tout en ayant à l'esprit la conscience du territoire et les enjeux climatiques et environnementaux. C'est de la rentabilité que découlera le reste : de nouvelles installations, la lutte contre le mal-être agricole et de l'investissement dans nos territoires ruraux, source de richesses, et de développement, pour tous.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Dégager un revenu passe tout d'abord par notre capacité à produire. Cet objectif doit être entendu au sens large. Il faut continuer le travail sur l'eau et sa gestion. Le statu quo actuel n'est plus tenable, y compris pour assurer l'alimentation en eau potable des populations. Même si beaucoup a été fait lors des deux derniers mandats, on est à un tournant. Il faut lever des freins réglementaires, financiers et du courage politique, tout en trouvant des solutions pour les secteurs qui ne pourront pas être irrigués, car il ne faut oublier personne. Il est aussi nécessaire de trouver des solutions face aux maladies, aux ravageurs, ce qui passe par la recherche, ainsi que la lutte contre les dégâts de gibiers.

Cette capacité à produire nécessite également de travailler à l'adaptation de nos cultures pour qu'elles soient plus résistantes, mais aussi à la diversification des productions. Il faut ensuite assurer une réelle valorisation de notre production d'autant plus que celle-ci peut être faible selon les filières et les secteurs. Nous travaillerons ainsi sur la segmentation des produits, en accompagnant les filières et la structuration de la production.

Sur le dossier des importations, il faut mettre nos politiques face à leurs contradictions : nous importons ce qu'on nous interdit de produire ! Nous devons également mettre en avant les services rendus à l'environnement par l'agriculture, en tentant d'obtenir des PSE (Paiements pour services environnementaux), d'autant plus que les exploitants ont fait, toutes filières confondues, de nombreux efforts ces 15 dernières années pour la protection de l'environnement, sans que ceux-ci soient valorisés au niveau des prix, alors que les coûts de production n'ont cessé d'exploser. À ce sujet, la baisse des charges, tout comme la réforme de l'assurance climatique, sont des axes importants pour ramener de la trésorerie dans nos exploitations.

Un rééquilibrage des aides publiques, de la Pac, en prenant en compte les spécificités des zones méditerranéennes, est aussi nécessaire, car nous sommes une des zones les plus impactées par le changement climatique, et nous avons besoin d'aides publiques pour trouver des solutions.

Concernant l'élevage, il faut booster la commercialisation locale par une meilleure organisation, pour soutenir notre unique abattoir dans le département, dossier primordial avec celui de la désertification des services vétérinaires. Il faut également renforcer l'accompagnement technique proposé aux éleveurs prenant en compte les spécificités de l'Aude.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

Se présenter à une élection implique d'avoir foi en l'avenir. Nous voulons croire que nous aurons la capacité d'apporter des solutions concrètes à nos collègues exploitants. Nous espérons donc que l'agriculture audoise aura su relever les défis de notre époque et que nous aurons su l'aider pour devenir plus résiliente, innovante et rentable.

Confédération paysannede l'Aude

La restauration hors domicile comme levier

Pour les colistiers de la Confédération paysanne audoise, "l'agrivoltaïsme est un miroir aux alouettes aux conséquences désastreuses pour l'agriculture du département".

© Crédit photo : Confédération paysanne de l'Aude

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Diversifier les fermes audoises pour mieux rester. Face au changement climatique et à la crise viticole, la Confédération paysanne, au sein de la Chambre d'agriculture, accompagnera les viticulteurs à se diversifier pour à la fois mieux rémunérer les paysans et maintenir une agriculture productive. Pour cela, en zone méditerranéenne, le changement doit être soutenu financièrement et techniquement. L'irrigation ne doit pas participer à la surproduction viticole. Nous orienterons l'accès à l'eau (retenues collinaires...), pour développer des productions manquantes sur le département (maraîchage, arboriculture...).

Renforcer les droits des agricultrices en leur permettant de les faire valoir plus aisément comme le congé maternité, ou le changement de statut : de conjointe collaboratrice à celui d'agricultrice. Remettre en place un service juridique au sein de la Chambre d'agriculture, qui a été supprimé, alors que de nombreuses questions juridiques jalonnent la vie des paysans et des paysannes depuis l'installation jusqu'au départ à la retraite.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

La restauration collective, la restauration hors domicile dans son ensemble, deviendra avec la Confédération paysanne un levier d'installation et de diversification de l'agriculture locale et bio du département. À la Chambre d'agriculture, nous développerons des filières de productions locales, pour accéder à la restauration collective dans l'objectif de rémunérer les paysans et nourrir la population avec une alimentation de qualité. La Chambre d'agriculture doit soutenir et défendre la mise en place de filières en s'appuyant sur les collectivités locales. Nous devons mieux valoriser toutes les productions du département depuis le blé dur, jusqu'au vin en passant par la viande.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

Les conditions d'installation et d'accès au foncier seront facilitées pour envisager un renouvellement de la population agricole. La transmission des fermes doit être un axe prioritaire pour des installations et des départs à la retraite dans de bonnes conditions. e développement de l'agrivoltaïsme sera rendu difficile pour éviter toutes formes de spéculation sur les terres agricoles, qui doivent rester productives pour alimenter la population audoise. L'agrivoltaïsme est un miroir aux alouettes aux conséquences désastreuses pour l'agriculture du département.

Les volumes produits dans l'Aude seront mieux valorisés localement au travers de la restauration hors domicile pour apporter un revenu aux agriculteurs et agricultrices. Aussi des coopératives à taille humaine auront émergé, dans lesquelles les volumes seront gérés par les paysans eux-mêmes pour éviter la surproduction qui entraîne la baisse des prix payés aux agriculteurs. L'abattoir départemental fournira les cantines du département. Les services techniques de la Chambre seront réorganisés pour plus de lien entre les productions et envisager des systèmes techniques robustes face au changement climatique. La matière organique des sols pour une agriculture résiliente doit être au centre du changement technique que nous allons devoir opérer pour résister aux sécheresses, aux excès d'eau occasionnels, aux fortes chaleurs. Ces changements, pour être effectifs, doivent être soutenus par les politiques de développement agricole du département et de la région sans oublier la politiques agricole commune : cet argent public sera au service du revenu des paysans et paysannes, et pas au service de l'agro-industrie sous contrôle de la FNSEA. 

Coordination ruralede l'Aude

Loin des étiquettes, avec efficacité et pragmatisme

Quelques colistiers pour la Coordination rurale de l'Aude aux élections de la Chambre d'agriculture.

© Crédit photo : Coordination rurale Aude

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Notre première priorité est de changer la gestion de la Chambre d'agriculture qui est déficitaire de plus de 300 000 euros. La solution de l'équipe sortante est d'augmenter de 5,5 % les taxes en 2025. Ils proposent comme slogan : la continuité, il faut oser ! Nous voulons au contraire tout changer !

La première mesure sera le bénévolat des élus. Notre but est de servir les paysans et non pas de se servir. Nous publierons aussi les comptes passés et à venir de la Chambre d'agriculture afin que chacun puisse juger de la gestion. Il y a un réel besoin de transparence.

Deuxièmement, un soutien total aux paysans. Lors des contrôles, la Chambre d'agriculture se positionnera systématiquement entre l'autorité de contrôle et l'agriculteur

Troisième point : l'environnement. La Chambre d'agriculture fera la promotion de la chasse au grand gibier, source de prédation grave sur les récoltes et le cheptel. La Chambre d'agriculture défendra les agriculteurs face aux prédateurs comme les vautours, loups et ours. Elle encouragera la création de retenues d'eau et défendra les projets. Enfin, elle soutiendra les projets photovoltaïques source de revenus complémentaires.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Il serait prétentieux de prétendre ramener suffisamment de revenu avec la seule Chambre d'agriculture de l'Aude ! Cependant par une meilleure gestion de la Chambre, nous allons faire baisser la part des taxes foncières sur les propriétés non bâties (TFPNB) jusqu'à les ramener à zéro ! Cela fera une économie de plus de 4,5 millions d'euros par an pour les exploitants audois.

Notre élection renforcera la Coordination rurale qui milite pour que les paysans vivent de leur travail. La CR est pour la dissolution de l'Office français de la biodiversité (OFB) - 625 millions d'euros de budget en 2024 - et pour l'harmonisation des normes françaises et européennes. La CR est opposée aux contrôles d'agriculteurs quand les produits importés ne le sont presque pas.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

Vous nous demandez de faire de l'"Agriculture Fiction" et cela nous plaît. Dans six ans, la Coordination rurale sera le premier syndicat de France et administrera des dizaines de Chambres d'agriculture avec efficacité et pragmatisme, loin des étiquettes réductrices qu'on lui prête aujourd'hui faute d'argument pour la contrer.

En 2030, il faudra avoir obtenu :

la suppression de la TFPNB ;

la dissolution de l'OFB ;

les normes françaises alignées sur les normes européennes ;

les produits agricoles importés sérieusement contrôlés ;

aujourd'hui, l'Espagne stocke 50 % des eaux pluviales, alors que la France n'en retient aujourd'hui moins de 5 %. Il faut changer cela ;

une augmentation des chasseurs au gros gibier par une promotion active ;

la consommation mondiale de vin a repris à la hausse de 2 % ces deux dernières années, c'est un inversement de tendance durable. La France doit soutenir ses vignerons pour rester présente dans le marché mondial du vin, où la qualité française est appréciée universellement. La vigne a besoin d'être réorganisée, mais pas démantelée, bien au contraire elle doit être soutenue. La France (et l'Aude en particulier) doit rester leader sur ce marché en 2030 ;

il faut stabiliser le nombre d'exploitants ! Pour rappel, en 1992 : 1,25 million d'exploitations, 390 000 à ce jour.

Énergiquement avec détermination, la Chambre d'agriculture de l'Aude gérée par notre liste soutenue par la Coordination rurale contribuera à ce résultat ! 

FDSEA / JAde l'Hérault

L'ambition de promouvoir le goût d'entreprendre

La liste commune FDSEA et JA 34 est soutenue par la coopération viticole et les vignerons indépendants.

© Crédit photo : FDSEA/JA34

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Notre projet porte l'ambition de promouvoir le goût d'entreprendre à travers un combat pour des revenus justes, l'accès aux moyens de production et la dignité de tous.

La première priorité est de relever les défis de la compétitivité, du revenu et de la résilience des exploitations. Ces éléments sont essentiels pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur métier tout en assurant le renouvellement des générations.

La seconde priorité consiste à concrétiser ce projet dans chaque exploitation, en garantissant à chaque agriculteur des retombées concrètes. La Chambre d'agri- culture reste un outil de proxi- mité indispensable, un relais local pour tous les systèmes et fi- lières agricoles. Elle accompagne les projets en développant le conseil technique et économique, la for- mation, l'accompagnement per- sonnalisé, et la diffusion de l'innovation.

La troisième priorité est d'anticiper les enjeux de demain, tout en répondant à ceux d'aujourd'hui : le changement climatique, la gestion de l'eau, les spécificités méditerranéennes, la préservation du foncier agricole et les évolutions sociétales. Ces défis doivent être relevés pour garantir la cause commune numéro un : le renouvellement des générations.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Redonner aux agriculteurs les moyens de production est essentiel. Cela passe par une action collective avec la Chambre d'agriculture et toutes les organisations professionnelles. Nous devons poursuivre nos efforts pour alléger les charges, simplifier les démarches administratives et éliminer les contraintes, interdictions et concurrences déloyales qui freinent la production.

Les relations commerciales doivent évoluer pour intégrer les coûts de production dans les prix, permettant ainsi de créer de la valeur. Nous serons aussi présents dans les négociations de la future Pac et de l'OCM viticole, deux enjeux cruciaux pour notre avenir.

Enfin, nous soutiendrons tous les projets économiquement viables, qu'ils soient en circuits courts ou dans des filières organisées, pour garantir la rentabilité et la pérennité des exploitations.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

En 2030, l'agriculture et la viticulture héraultaises resteront des acteurs économiques majeurs, étroitement liés au tourisme grâce à leur rôle dans l'aménagement du territoire et la préservation des paysages. Adaptée aux défis climatiques, diversifiée et résiliente, cette agriculture répondra pleinement aux attentes des consommateurs.

Avec 180 000 hectares de terres agricoles et 15 000 emplois (dont 6 500 chefs d'entreprise et 4 500 équivalents temps plein salariés), l'agriculture de 2030 consolidera les moyens de production de la ferme Hérault.

Notre objectif sera d'optimiser la gestion des ressources en eau, en sol et en biodiversité, tout en augmentant la part de produits locaux consommés. Cela renforcera la sécurité alimentaire et la souveraineté du territoire.

Pour pérenniser ce modèle, nous relèverons deux défis majeurs : garantir des prix rémunérateurs pour les agriculteurs et alléger la surcharge administrative afin de libérer du temps pour leur métier. Un alignement entre normes françaises et internationales sera indispensable pour limiter la concurrence déloyale et valoriser la production locale.

Enfin, la gestion des événements climatiques intégrera des mesures immédiates et l'accompagnement des transformations structurelles comme l'adaptation variétale, construisant ainsi une agriculture durable, tournée vers l'avenir et prospère pour les générations futures. 

Confédération paysannede l'Hérault

Pouvoir s'installer, vivre et transmettre

Photo de groupe pour la liste de la Confédération paysanne de l'Hérault pour les élections professionnelles de la Chambre d'agriculture 2025.

© Crédit photo : Confédération paysanne Hérault

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Nous avons un seul objectif en ligne de mire : rendre le métier de paysan pérenne, viable et enviable. Pour des paysans nombreux, trois grandes priorités correspondant aux trois étapes de la vie de paysan : s'installer, vivre, transmettre. Des ressources pour s'installer, du revenu pour vivre en activité, une vraie retraite pour vivre, et transmettre.

Le nombre d'agriculteurs au seuil de la retraite est bien plus important que le nombre de nouveaux paysans. Pour autant, les porteurs de projets ont toujours des difficultés à s'installer. Pour installer de nouveaux paysans, nombreux, il est impératif de faciliter l'accès aux outils de production (terres, eau, bâti, matériel). Nous nous y employons chaque jour dans les commissions où nous siégeons (Safer, Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers...) et avec nos partenaires (Terre de liens pour l'accès aux terres, Terres vivantes pour l'accompagnement et la formation...). Mais il faut également sécuriser la disponibilité sur le long terme de ces ressources, notamment l'eau et la qualité des sols, en favorisant les pratiques qui les partagent, les préservent et les améliorent.

Une sécurité sociale de l'alimentation garantirait à tous un accès à des produits locaux de qualité

Une fois installé, il s'agit de vivre de nos métiers. Le second levier est donc la garantie de prix rémunérateurs pour les paysans.

Enfin, nous exigeons une revalorisation immédiate de la retraite agricole à 1 200 euros minimum, pour garantir une fin de carrière et une transmission sereines.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

La Confédération paysanne demande à instaurer des prix minimum garantis, afin de cesser la vente à perte et à sortir l'agriculture des logiques de marché, et de libre-échange : protectionnisme pour ce qui peut être produit localement, arrêt de la mise en concurrence entre paysans qui conduit inévitablement à la destruction du "plus petit". Nous appelons également à l'instauration de la sécurité sociale de l'alimentation pour garantir à tous un accès à des produits locaux de qualité : nous voulons nourrir nos voisins, sans que le niveau de leur pourvoir d'achat soit mis en balance avec le niveau de notre rémunération.

Un meilleur fléchage des aides doit aussi permettre de favoriser les systèmes les plus durables

L'amélioration du revenu agricole passe également par la réorientation des aides à l'agriculture. La Confédération paysanne demande qu'elles soient davantage liées au nombre de personnes actives sur la ferme qu'au nombre d'hectares, afin d'éviter le cumul par les grandes exploitations et favoriser les petites fermes créatrices d'activité. Un meilleur fléchage des aides doit aussi permettre de favoriser les systèmes les plus durables et d'accompagner les fermes en difficulté dans leur réorientation.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

Nécessairement très changée par rapport à 2025, car nous n'aurons pas le choix : crise écologique, changement climatique et départ à la retraite d'un grand nombre de paysans seront passés par là. L'agriculture doit sortir du système mortifère dans lequel FDSEA et consorts l'ont enfermée depuis des décennies, et se réinventer. C'est une nécessité absolue et urgente ! 

Coordination ruraleDE L'Hérault

Pour une agriculture forte et combative

Le groupe de la Coordination rurale de l'Hérault, en lice pour les élections de la Chambre d'agriculture.

© Crédit photo : Coordination rurale Hérault

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Une Chambre accessible à tous les agriculteurs. Nous voulons une Chambre d'agriculture qui offre des services concrets et accessibles, avec des techniciens qualifiés sur le terrain, capables de répondre aux besoins spécifiques de chaque production et d'accompagner les agriculteurs, face à leurs difficultés techniques et économiques.

Un soutien actif aux projets structurants. Nous nous engageons à porter des projets d'envergure répondant aux attentes réelles des agriculteurs. Cela inclut le développement d'un maillage plus dense en infrastructures d'irrigation, indispensable à la pérennité des cultures. Nous nous opposerons aux études déconnectées de la réalité et veillerons à des solutions pragmatiques.

"Nous mènerons une mandature de combat pour garantir un avenir plus serein"

Un bouclier contre les mesures hostiles à l'agriculture. Nous défendrons une agriculture productive et rentable. Cela passe par un courage politique pour dire "Non" à toute réglementation freinant la productivité et imposée sans consultation des agriculteurs. Nous promouvons aussi le développement des circuits courts et du consommer local, notamment dans la restauration collective, via des regroupements d'appels d'offres.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Déjà, par le rôle de médiation de la Chambre. Nous voulons une structure capable de peser dans la chaîne économique, du producteur au distributeur, pour défendre des prix rémunérateurs, en s'éloignant des primes éphémères et incertaines.

Il faut ensuite alléger les charges et les contraintes. Nous travaillerons à réduire les coûts de production en agissant sur les charges sociales et les sur-transpositions des normes européennes qui pénalisent l'agriculture française.

Enfin, il faut mettre fin à la concurrence déloyale. Nous exigerons des politiques ambitieuses pour protéger l'agriculture française de la concurrence déloyale et faire de notre agriculture une véritable exception culturelle.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

Avec les équipes actuellement en place, l'avenir paraît sombre : l'agriculture n'est pas suffisamment défendue. Si la Coordination rurale est à la tête de la Chambre d'agriculture, nous mènerons une mandature de combat pour garantir un avenir plus serein.

"Nous croyons en une agriculture tournée vers l'avenir, capable de relever les défis avec détermination et fierté"

Notre ambition est d'arriver en 2030 avec une augmentation du nombre d'agriculteurs sur notre territoire, grâce à des mesures concrètes favorisant la transmission des exploitations, et rendant le métier attractif pour les jeunes générations. Nous croyons en une agriculture forte, combative et tournée vers l'avenir, capable de relever les défis avec détermination et fierté, et en une Chambre d'agriculture proche des agriculteurs, agissant dans leur intérêt. 

Modef de l'Hérault

Le revenu par le prix est le point crucial

Faire de la Chambre d'agriculture la maison de tous les agriculteurs est l'une des priorités de la liste du Modef de l'Hérault, menée par Didier Gadea.

© Crédit photo : Modef

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Maintenir, aider, dynamiser et soutenir toutes les filières du département (viticulture, maraîchage, élevage, ostréiculture ...).

Faire davantage connaître les missions et services de la Chambre d'agriculture aux agriculteurs

Faire de la Chambre d'agriculture la maison de tous les agriculteurs.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Les exploitations agricoles sont avant tout des entreprises, petites et moyennes qui, en fin d'année, doivent faire le bilan économique. Or, ces exploitations subissent les augmentations des intrants, subissent la perte de récolte due aux aléas climatiques, subissent la pression du prix vers le bas.

Il faut agir sur les prix, en légiférant pour garantir des prix planchers rémunérateurs fixés et garantis par l'État.

Cadrer les marges et revenir au coefficient multiplicateur.

Revoir l'assurance récolte qui est inefficace, surtout en cas de plusieurs sinistres consécutifs.

Réorienter les primes Pac, comme les ICHN..., en faveur de l'agriculture méditerranéenne : viticulture, arboriculture, maraîchage, céréales...

Maintenir et développer les abattoirs publics, service indispensable pour conserver l'élevage dans nos départements.

Apiculture : soutenir la demande des apiculteurs pour l'étiquetage miel 100 % français.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

L'agriculture s'en sortira, en maintenant un nombre d'exploitants conséquent. L'agrandissement à tout va a démontré ses limites. À ce jour, bon nombre exploitent une surface qui a doublé par rapport à leurs parents et triplée avec celle de leurs grands-parents. Pour quel résultat ?

Stopper la course à l'agrandissement, y compris le regroupement des coopératives.

Le revenu par le prix est le point crucial pour l'avenir des exploitants.

Tout mettre en œuvre, afin que le partage de la valeur de notre travail soit équitable. 

FDSEA/JA DU Gard

"Nous n'avons pas le droit de vendre du rêve à nos agriculteurs"

"Le Gard, riche de son agriculture qualitative, tirera son épingle du jeu, nous en sommes convaincus", assure la liste FDSEA/JA du Gard.

© Crédit photo : FDSEA 30

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

L'une de nos priorités est de sécuriser la ressource en eau pour l'ensemble du département. Nous souhaitons faire aboutir plusieurs projets d'envergure et irriguer ainsi plusieurs centaines d'hectares. Nous y travaillons depuis déjà quelques mois. Le train passe, il faut savoir le prendre, sans quoi il n'y aura pas de deuxième chance...

Ensuite, nous souhaitons développer et diversifier de nouveaux marchés. Nous l'avons initié avec le Mas des Agriculteurs. Aujourd'hui après cinq ans d'exploitation, c'est sept millions d'euros annuels de chiffre d'affaires. Il faut démultiplier les projets de ce type sur le département, et pourquoi pas ailleurs. Idem pour les marchés des collectivités, de la restauration collective. Nous avons identifié sur le département plus de 100 000 repas par jour où nous pouvons servir nos fruits et légumes. Avec notre nouvelle campagne agriculture gardoise, nous souhaitons mettre en avant notre viticulture et notre savoir-faire. Car sortir la viticulture de la crise sera bien sûr une priorité absolue. Nous n'avons pas le droit de vendre du rêve à nos agriculteurs... Comme certains auraient tendance à le faire... Mais notre Chambre continuera à mettre les moyens humains et financiers, pour aider nos viticulteurs à passer cette crise sans précédent.

Enfin, puisqu'il faut identifier un troisième axe prioritaire, je citerai l'abattoir. Il faut un abattoir départemental inter-filières. Il en va de l'avenir de nos territoires. Pour l'économie agricole, mais aussi celle du tourisme. L'élevage c'est 50 % de la surface agricole utilisée. Il y a un avenir aussi pour l'élevage dans le Gard et je ne lâcherai pas la construction d'un nouvel abattoir sur le département, c'est primordial.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

L'amélioration du revenu de l'exploitant passera indéniablement par un meilleur prix d'achat de ses produits. Ne faisons pas croire aux agriculteurs que la Chambre décide du prix du vin ou du kilogramme de blé. Ça, c'est se moquer des gens... En revanche, nous sommes là pour mettre l'agriculteur et sa structure dans les meilleures conditions de production, en optimisant l'ensemble des dispositifs administratifs techniques et économiques qu'il doit savoir saisir. Je pense à la Pac (1 900 dossiers annuels), aux aides à l'investissement, aux propositions pour la diversification de ses productions et de compléments de revenus (énergies renouvelables), au pilotage technique avant-gardiste de son exploitation... C'est beaucoup de paramètres et de dispositifs qu'il faut maîtriser. Notre Chambre continuera à accompagner chaque agriculteur en étant pragmatique.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

Nous sommes extrêmement lucides sur la santé de notre agriculture. Mais nous sommes déterminés et croyons fermement que l'agriculture a un avenir dans notre pays. Notre ambition est d'arriver à convaincre.

Nous imaginons en 2030 une agriculture encore plus qualitative et diversifiée. Une agriculture, où l'Europe aura enfin compris qu'il faut une harmonisation commune entre les pays.

Où l'opinion publique aura enfin compris la nécessité de se nourrir avec des aliments sains issus de notre agriculture la plus vertueuse au monde - chaque semaine les contrôles sur les produits d'importation dénoncent une menace pour notre santé.

Les ménages auront enfin compris qu'il faut augmenter le budget alimentation pour le faire passer de 17 à 30 %, et qu'ainsi les produits seront payés au juste prix. Le Gard, riche de son agriculture qualitative, tirera son épingle du jeu, nous en sommes convaincus. Et avec l'équipe, nous sommes résolus à être force de proposition pour un service concret rendu aux agriculteurs gardois. 

Confédération paysannedu Gard

Plutôt nourrir !

Les colistiers de la Confédération paysanne du Gard, lors de la conférence de presse de présentation de la liste et de ses objectifs, mardi 14 janvier.

© Crédit photo : Confédération paysanne Gard

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Une alimentation locale, de qualité, et accessible à toutes et tous. Cela regroupe toutes les valeurs de la Confédération paysanne.

Mettre en avant la diversité de production de nos territoires pour valoriser notre savoir-faire et orienter notre modèle de production vers moins de dépendance.

Être gage de qualité par des labels et des accompagnements dans la transition agroenvironnementale, avec davantage de transparence, pour que la notion de santé et de bien-être soit avant tout par et pour les paysannes et les paysans.

Et enfin accessible, pour nourrir l'ensemble de la population, en relocalisant sans privilèges ni élitisme. Pour cela et afin de favoriser l'installation de nouveaux paysans, il faut sortir le foncier de la spéculation, car c'est le principal frein à l'ins- tallation et à la transmission, en redonnant à la Safer sa mission première.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Dégager un revenu est la base de toute activité économique. Pour que demain l'activité paysanne dégage un revenu digne, nous n'appelons pas à moins de contrôle et davantage de liberté individuelle par une dérégulation des marchés. Nous ne prônons pas une course à la numérisation et à l'agrandissement des structures. La concurrence et la compétition à l'échelle mondiale éliminent les paysannes et les paysans et détruisent les écosystèmes partout sur la planète. C'est pourquoi nous exigeons une sortie de tous les accords de libre-échange et des prix minimums d'entrée sur le territoire, dans le but de rémunérer les producteurs par des prix justes. Le modèle actuel, en place depuis 70 ans, a prouvé qu'il contribuait à augmenter la pauvreté du monde paysan, tout en enrichissant le monde industriel et de la finance. Notre métier n'est pas de nourrir les multinationales, mais de nourrir nos concitoyens en reprenant la maîtrise et le contrôle de notre production, tout en réorganisant et en relocalisant sa distribution. Enfin, nous exigeons une autre répartition des aides Pac : il est urgent de sortir du système actuel proportionnel au nombre d'hectares, où 20 % des agriculteurs touchent 80 % des aides pour un système forfaitaire par actif, ce que seule la Confédération paysanne propose.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

En 2030, un vent nouveau soufflera sur le territoire gardois. Nous pourrons apprécier de côtoyer des voisines et voisins, paysannes et paysans, plutôt que des domaines à perte de vue, dans lesquels seules les vendangeuses travaillent. La terre sera restée agricole, et à la Chambre, la Confédération paysanne aura mis un point d'honneur à ce que les jeunes soient accompagnés pour développer des projets rémunérateurs et résilients, organisés autour d'une économie sociale et solidaire : de nombreuses fermes maraîchères et fruitières pour approvisionner les cantines, des élevages de petits ruminants et de volailles, des céréales et des légumineuses économes en eau, de l'apiculture, des PPAM, autant de cultures retrouvées adaptées à notre terroir méditerranéen. Moins de viticulture puisque la demande n'est plus ce qu'elle a été, mais notre vigne patrimoniale n'aura pas disparu, loin de là. Conseils et formations auront permis d'innover et de se sécuriser en implantant des fruitiers un rang sur trois, en mettant des bêtes dans les inter-rangs ou du melon, une culture qui comme à la vigne demande une grande technicité sur la gestion du mildiou. Une vision utopiste diront certains... Faudrait-il choisir la facilité dans de fausses bonnes solutions telles que l'agrivoltaïsme et cacher notre frustration de paysans déchus derrière des marées de panneaux ? Très peu pour nous, plutôt nourrir. 

Modefdu Gard

Un revenu décent doit être la clé

Les candidats de la liste du Modef pour les élections de la Chambre d'agriculture du Gard.

© Crédit photo : Modef Gard

Quelles sont vos trois priorités pour la mandature ?

Frédéric Mazer, éleveur à Corbès : Les futurs élus du Modef seront force de proposition pour bâtir avec l'ensemble des acteurs un plan de sortie de crise pour la viticulture gardoise.

L'arrachage n'est plus une solution, il faut immédiatement mettre en place des prix planchers garantis par l'État. Nous proposerons d'anticiper les pertes de volume des caves coopératives pour que ceux qui restent dans le métier n'aient pas la double peine.

Nous mettrons en place en urgence une cellule départementale "viticulteurs en difficulté" regroupant banques, fournisseurs, organismes sociaux.

L'accès au foncier sera également l'un de nos combats. Nous aurons une attention particulière au fonctionnement de la Safer. La majorité de son financement n'est dû qu'au pourcentage fait sur les ventes, elle est donc détournée de sa mission de service public à savoir une gestion équitable du foncier. Nous ferons en sorte qu'elle retrouve un financement public.

Nous nous battrons pour que la Chambre d'agriculture du Gard retrouve un niveau de financement suffisant et qu'elle assure à nouveau ses missions pour les agriculteurs à titre gratuit. Nous remettrons en place les conseillers de secteur. La Chambre d'agriculture du Gard sera effectivement au service des agriculteurs gardois.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Xavier Fabre, vigneron à Domazan : La question du revenu est aujourd'hui centrale sur nos exploitations, mais c'est le cœur du combat du Modef depuis plus de 40 ans ! Un revenu décent doit être la clé de notre modèle agricole. Garantir un revenu permet d'installer des jeunes, d'avoir des pratiques environnementales vertueuses, d'investir sur nos exploitations.

La question du revenu est aujourd'hui centrale sur nos exploitations, mais c'est le cœur du combat du Modef depuis plus de 40 ans ! 

Le revenu étant directement lié au prix de vente de nos produits, nous réclamons la mise en place immédiate d'un prix plancher garanti par l'État. Sous l'impulsion des élus à la Chambre d'agriculture, une organisation par filière, sous l'égide du préfet, définira chaque année un prix plancher rémunérateur, en-dessous duquel il sera interdit de vendre. Ce prix plancher interdira toute spéculation à la baisse et garantira un revenu décent aux agriculteurs.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat en 2030 ?

Mélanie Godefroy, pépiniériste à Thoiras : À la fin de notre mandature, en 2030, nos différentes propositions auront abouti à des actions concrètes et transformé la vision de l'avenir pour les agriculteurs gardois. La grande diversité des conditions de production de notre département est un atout. Le lien recréé entre la Chambre d'agriculture et le monde agricole mettra en valeur le potentiel de nos campagnes, par l'écoute et l'expertise des agents de terrain. Forts d'un revenu décent, les agriculteurs seront à même de relever les défis d'avenir de façon sereine, sur des exploitations pérennisées. La valorisation du métier et les possibilités d'accession au foncier feront naître des vocations chez les jeunes, assurant le renouvellement des générations. La sécurité alimentaire et la bonne santé de la population par des productions locales et de qualité sont des enjeux d'intérêt général.

Ces nouvelles conditions favoriseront les perspectives de développement et d'innovation sur notre territoire. 

Coordinationruraledu Gard

Baisse des charges et patriotisme économique

André Baniol et Richard Roudier, têtes de liste du collège 1 et 4 de la Coordination rurale du Gard.

© Crédit photo : CR 30

Quelles sont vos trois priorités pour cette mandature ?

Extension des surfaces irrigables : l'eau est la clé de la production agricole. Nous porterons des projets concrets pour développer les infrastructures d'irrigation, essentielles à la pérennité des exploitations.

Arrêt de l'escalade écolo-bureaucratique : nous nous opposons fermement à l'accumulation des réglementations écologiques et administratives déconnectées de la réalité des agriculteurs, qui freinent leur productivité et leur compétitivité.

Développement des circuits courts : nous encouragerons une con- sommation locale et respon- sable, en facilitant l'accès direct des producteurs aux consommateurs.

Comment ramener du revenu sur les exploitations ?

Baisse des charges : nous nous battrons pour alléger les principales charges pesant sur les exploitations, notamment la taxe sur le foncier non bâti (TFNB), les cotisations MSA, et d'autres coûts qui grèvent la rentabilité des fermes.

Patriotisme économique dans les achats : nous exigerons de la grande distribution et des négociants un retour à des achats basés sur l'origine française et sur des prix justes, afin de soutenir les agriculteurs locaux et préserver notre souveraineté alimentaire.

Comment voyez-vous l'agriculture de votre territoire à l'issue du mandat, en 2030 ?

Deux scénarios se dessinent :

Si nos revendications sont entendues et mises en œuvre, l'agriculture du Gard sera relancée, avec des exploitations florissantes, un renouveau du métier et une souveraineté alimentaire renforcée.

Si nous échouons face à la dictature écolo-mondialiste, notre agriculture risque de disparaître, étouffée par des réglementations excessives et une concurrence déloyale. 

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