CASTANÉICULTURE
Le Syndicat national des producteurs de châtaigne a réuni, lundi 23 mars, les 26 entreprises de mise en marché et de transformation auditées dans le cadre du Plan national châtaigne. Objectif : structurer la filière de l'amont à l'aval pour mieux commercialiser la production française.
Alors que la filière castanéicole française réfléchit sur la meilleure façon de communiquer auprès des consommateurs, la stratégie à adopter entre amont et aval fait aussi partie des priorités pour structurer efficacement la filière.
© Crédit photo : Daniel Mathieu
Il fut un temps où même les bassins de production ne se parlaient plus. Mais en 2012, Sud-Ouest et Sud-Est ont recollé les morceaux à l'arrivée du cynips, parasite majeur des vergers, qui mènera par la suite à la création du Syndicat national des producteurs de châtaigne (SNPC). Si de l'eau a coulé sous les ponts, la structuration de la filière, elle, se met en place doucement.
Ainsi, du 10 février au 10 mars, le SNPC a rencontré de nombreuses entreprises de mise en marché et de transformation avec, en point d'orgue, une réunion de restitution des analyses, mardi 23 mars, à Montpellier (34). Une démarche menée dans le cadre du Plan national châtaigne, décidé en 2024 et lancé lors du Salon international de l'agriculture l'année suivante. Ce plan se base sur trois axes : la recherche de solutions aux problèmes sanitaires et à l'adaptation au changement climatique ; le développement de la production française ; la structuration et la représentation de la filière en France et à l'étranger. Cinq millions d'euros sont engagés sur sept projets jusqu'en 2029.
"Réussir à faire se parler des personnes qui sont a priori concurrentes, sur l'amont et aval", alors que pendant des années le dialogue a été rompu au sein même des bassins producteurs, était un premier exploit. Parvenir à se structurer est donc désormais essentiel. "L'objectif est de faire travailler l'amont et l'aval, pour permettre la mise en place d'une stratégie de filière ensemble. Développer la production c'est bien. Mais sans l'aval pour la transformer et la vendre, ça ne sert à rien", rappelle Jean-Roland Lavergne, président du SNPC.
Et ces entreprises sont unanimes : elles ont besoin d'une production de qualité. "Ils ont tous besoin de sécuriser leurs approvisionnements", confirme Éric Bertoncello, chargé de mission du SNPC. Car la filière française fournit seulement 8 000 des 25 000 tonnes nécessaires aux 26 entreprises auditées. "Un des principaux atouts de l'activité châtaigne réside dans la diversité de ses débouchés", rappelle le SNPC, comme un symbole de la résilience de la production.
Si l'export en frais peut être porteur, il nécessite tout de même d'être ciblé sur les bonnes destinations, notamment le Benelux, l'Europe du Nord, ou encore la Suisse. Le marché français - bien que mature en frais et transformé - peut quant à lui être développé... sous réserve d'une bonne qualité et, surtout, d'une accentuation de la communication. "Des difficultés persistent sur la capacité à maintenir la qualité jusqu'au consommateur final, ce qui suppose une meilleure pédagogie auprès des opérateurs en aval, en particulier en points de vente, pour rappeler que la châtaigne est un fruit frais", développe le chargé de mission.
Plus que des difficultés de commercialisation, c'est une question de connaissance qui se pose régulièrement. L'interrogation marron/châtaigne en est la cristallisation par excellence, reconnaissent les deux hommes. "Toutes les entreprises que nous avons rencontrées sont intéressées par un travail de communication pour aller toucher des consommateurs plus jeunes, notamment en évoquant les arguments nutritionnels qui correspondent à une tendance alimentaire de fond", pointe Éric Bertoncello.
Mais la communication va au-delà du simple consommateur. Lors des échanges, une des représentantes d'entreprise soulignait en effet que "si la nouvelle génération ne sait pas comment utiliser de la farine de châtaigne, c'est aussi le cas des personnes qui la mettent en rayon". Il faut ainsi faire preuve de pédagogie pour permettre à la châtaigne, sous toutes ses formes, de mieux se vendre. Car si elle se vend mieux, il devient aussi plus facile pour les entreprises de les acheter à un meilleur prix, permettant aux producteurs de pouvoir continuer à investir aux vergers, là où se joue également un large pan de l'avenir de la filière castanéicole.
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