Conchyliculture
François-Xavier Lauch, nouveau préfet de l'Hérault, a rencontré les acteurs de la filière conchylicole, à l'Atelier & Co, un mas ostréicole à Loupian (34). L'occasion pour Patrice Lafont, président du CRCM, de lui présenter les problématiques auxquelles ils sont confrontés.
Laurent Arcella (Atelier & Co) présente son mas ostréicole à François-Xavier Lauch, nouveau préfet de l'Hérault.
© Crédit photo : LG
C'est sur les bords de l'étang de Thau que le nouveau préfet de l'Hérault, François-Xavier Lauch, a effectué sa première rencontre auprès d'une filière agricole, le 11 octobre. Après la visite d'une table conchylicole au mas Atelier & Co à Loupian, puis de son atelier de production, le préfet s'est entretenu avec les représentants de la filière, dont le président du Comité régional de conchyliculture de Méditerranée (CRCM), Patrice Lafont.
Le président a fait part des problèmes liés au manque d'eau douce, des grosses pertes qu'ont connues les producteurs de l'étang de Thau cet été, ou encore de la question de la modification des plans locaux d'urbanisme (PLU), afin de rendre possible la vente directe et la dégustation sur les lieux de production sur le rivage. "Le bassin de Thau concentre tous les aléas possibles, qu'ils soient d'origine naturelle ou humaine. Il y a des sujets de fond majeurs qui n'ont pas été traités, car ce n'est pas de notre ressort. Donc nous avons besoin d'un engagement politique fort", indique Patrice Lafont.
Celui qui se décrit comme "un préfet de terrain" a tenu à l'assurer de toute sa mobilisation. "Je formule le vœu de continuer à aider, je le ferai avec toute mon énergie et ma bonne volonté, pour essayer de dépasser certaines limites, afin de préserver ce mode de production traditionnel."
Visiblement connaisseur des lieux - puisqu'il a confié que c'était les huîtres préférées de sa mère -, le préfet indique avoir "compris que les producteurs avaient énormément souffert des interdictions que ses prédécesseurs avaient été obligés de prendre, et qu'ils ont perdu beaucoup d'argent au tournant de l'hiver dernier, avec l'interdiction pendant les fêtes de fin d'année". Il reconnaît qu'il sera lui-même certainement obligé d'en prendre pour des raisons sanitaires. Mais il a salué le travail déjà entamé sur la question du réchauffement des eaux et pour limiter la pollution de cet écosystème."Il y a derrière tout cela des sujets climatiques, par exemple avec la question du photovoltaïque. Il y a aussi des recherches en cours pour savoir comment lutter contre les bactéries et les virus, pour éviter la mortalité, et pour que nous arrivions à stopper le virus au moment de l'épuration des eaux, ou si on n'y arrive pas, de sortir les productions le temps du passage de ce virus."
Concernant l'autre grand sujet, celui de la commercialisation, il note que"la démarche qui est initiée s'est pour l'instant heurtée à toute une série de sujets réglementaires que nous sommes en train de déplacer". D'après les professionnels, la dégustation sur place leur permettrait également d'être mis au centre de la valorisation du territoire.
Le préfet a également tenu à saluer la présence du maire de Sète, François Commeinhes, du maire de Loupian, Alain Vidal, du maire de Marseillan, Yves Michel, ainsi que des membres de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).
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