Le 26 mars à Vidauban, l’assemblée générale du GDS 83 a été l’occasion pour son président Francis Girard d’attirer l’attention sur “l’ambiance confuse en ce qui concerne l’avenir des GDS”. Les conséquences de la Loi NOTRe, qui a renforcé les compétences de la Région en matière d’agriculture, continuent de peser sur les capacités financières de la structure qui collabore avec l’ensemble des acteurs de la santé animale pour mettre en œuvre les politiques sanitaires.
Une situation financière précaire
Le résultat déficitaire de 8 523 euros de l’exercice 2018 vient illustrer ces difficultés persistantes. Alors que les financements du Département ont été réduits suite à la loi Notre, “le Conseil régional n’a pas encore vraiment pris le relais en ce qui concerne l’agriculture”, déplore Francis Girard. “Notre travail avec le laboratoire d’analyses départemental a permis pour le moment de maintenir un financement du Département en s’appuyant sur le volet sanitaire. Les agents du Conseil départemental sont encore présents pour une aide à la prophylaxie, aux coprologies, à la désinfection, à la désinsectisation”, précise le président du GDS. Pour autant, la situation de la structure reste fragile.
Pour faire face, l’assemblée générale du GDS a validé une contribution accrue des éleveurs qui abondent au budget via leurs cotisations et leurs participations aux analyses. Désormais, le GDS prendra en charge 45 % du coût des autocontrôles lait et fromage au lieu de 50 % et 85 % des analyses en santé animale (avortements, staphylocoques, coprologies, brucellose bovine) au lieu de 90 %.
Des interrogations se font d’autre part entendre quant au projet d’ordonnance de janvier 2019 qui étend à titre expérimental les missions des Chambres d’agriculture. “Ces missions englobent le domaine de la santé animale dans un secteur très important : celui de la réglementation nationale et communautaire. Il s’agit de missions d‘informations générales collectives et de missions individuelles d’appui, de diagnostic, d’assistance aux éleveurs”, explique Francis Girard. Au niveau national, le réseau des GDS défend son indépendance, afin de fédérer l’ensemble des éleveurs. “Pour un petit département d’élevage comme le nôtre, les enjeux ne sont peut-être pas aussi importants que pour d’autres GDS dans d’autres régions. Pour autant, nous gardons un œil sur ces évolutions”, poursuit Francis Girard.
Pour sa part, le GDS du Var se félicite de la bonne collaboration avec la Chambre départementale d’agriculture. “Nous disposons d’un conseil technique laitier et fromager, et d’une convention pour un temps salarié indispensable pour nous aider à assurer la gestion administrative et l’organisation de notre association. En revanche, le technicien en élevage ovin n’a jamais été remplacé, et nous espérons que la nouvelle équipe élue récemment fera le nécessaire pour renforcer le service élevage de la Chambre, dans la continuité d’une collaboration efficace avec le GDS”, souligne Francis Girard.
Nécessaire mobilisation collective
En matière d’activité, le GDS reste à proximité des éleveurs pour les accompagner au mieux. L’activité se traduit notamment par la prise en charge partielle d’analyses en santé animale et d’autocontrôles des laits et fromages, et l’accompagnement d’un vétérinaire conseil (dix jours/an), afin d’assurer une veille sanitaire efficace. Sur 2018, 62 éleveurs, soit 97 % des exploitations laitières adhérentes ont réalisé des analyses d’autocontrôle. En santé animale, 129 cheptels ont été contrôlés pour Brucella ovis et 114?analyses coprologiques ont été réalisées pour 56 élevages caprins et ovins.
Gabrielle Lantes
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