JEUNES AGRICULTEURS 30
Réunis à Nîmes le 20 mars pour leur assemblée générale, les Jeunes agriculteurs du Gard ont renouvelé leur bureau autour de Romain Angelras, reconduit à la présidence. Beaucoup de jeunesse dans le nouveau conseil d'administration, mais des dossiers lourds sur la table : PAC en chantier, crise viticole qui s'étire, pression du gibier, urgences réglementaires. L'année écoulée a laissé un goût d'inachevé - et c'est précisément ce qui motive.
Alors qu'il terminait son mandat sur "un goût d'inachevé", Romain Angelras repart pour deux ans à la présidence du syndicat gardois. Il s'entoure d'une équipe renouvelée.
© Crédit photo : ML
Romain Angelras entame son second mandat à la tête des Jeunes agriculteurs du Gard avec une conviction : l'année écoulée "a mis à rude épreuve notre profession", mais elle a aussi démontré la capacité du syndicat à tenir. À ses côtés, un bureau renouvelé et un conseil d'administration rajeuni. "Il y a beaucoup de jeunesse qui rentre et ça fait plaisir", glisse-t-il, non sans souligner que ce mandat laisse "un grand goût d'inachevé". Magali Saumade, présidente de la Chambre d'agriculture qui accueillait le rendez-vous, abonde : "Aucun agriculteur ne peut rester seul. S'appuyer sur des structures solides capables d'accompagner, c'est précisément le rôle des organismes professionnels."
Mobilisation après mobilisation, les JA du Gard ont traversé ce contexte difficile. Trois fronts ont structuré l'année : la loi Duplomb d'abord, défendue de la 'Nuit de l'ours' jusqu'aux marches de l'Assemblée nationale, avant que le Conseil constitutionnel n'en supprime plusieurs articles. "Lever les entraves, ça ne veut pas dire qu'on va faire n'importe quoi", rappelle Romain Angelras. Le Mercosur ensuite, avec les blocages du port de Sète et de plusieurs centrales d'achat. La crise viticole enfin, qui dure : la manifestation de Béziers a permis d'arracher des premières enveloppes. Ces batailles ont produit des résultats : abandon de la hausse de fiscalité sur le GNR et 400 000 € du reliquat de l'enveloppe arrachage reversés à 80 dossiers gardois, entre autres.
La réforme de la politique agricole commune s'annonce périlleuse. Aude Geiger, élue régionale en charge du dossier, dresse un tableau chargé d'incertitudes : disparition des piliers, enveloppe PAC fondue dans un budget unique, conséquences encore floues pour la DJA. Une session de travail JA autour de ce vaste chantier se tiendra du 7 au 9 avril, près de Rodez. Jean-Baptiste Sablairoles, membre du bureau national, alerte également sur l'absorption de l'OCM vitivinicole dans la masse budgétaire commune : "Il va falloir se battre avec toutes les filières", prévient-il.
Face à ces incertitudes, les JA avancent avec les contrats d'avenir - dispositif tripartite agriculteur/État/filière pour planifier les productions par territoire et sécuriser les plantations. "S'il n'y a pas de filières, les gens ne plantent pas, et si les gens ne plantent pas, la filière ne peut pas se mettre en place", expose l'élu, qui espère voir se poursuivre l'accélération dans laquelle se trouve le dispositif depuis environ six mois.
Malgré des avancées récentes - facilitation du piégeage, tirs renforcés, équipement des lieutenants de louveterie en optiques thermiques -, les agriculteurs présents n'ont pas caché leur insatisfaction face à la gestion du gibier et de leurs dégâts par les chasseurs. Les trois quarts des dégâts de sangliers ne seraient pas déclarés. La revendication des JA est claire : des autorisations de tirs de défense pour les exploitants titulaires, sur le modèle de ce qui existe pour le loup. Des précédents existent dans les Landes et le Var, mais la reconnaissance nationale reste bloquée, soulignent les JA.
Le projet de ligne THT traversant les Costières de Nîmes mobilise toujours le syndicat, qui dénonce l'impact sur un territoire viticole valorisé. L'abattoir d'Alès affiche des résultats au-delà des objectifs, avec plus de 40 tonnes par semaine contre les 30 prévues, des travaux à venir pour l'agrément définitif. Les viticulteurs touchés par les calamités sur les plantiers doivent quant à eux déposer leur dossier à la DDTM avant le 17 avril.
Enfin, sur le front sanitaire, la Dermatose nodulaire contagieuse reste sous surveillance : après 117 foyers en France, plus aucun n'est actif à ce jour, assure Isabelle Le Roch, responsable du GDS du Gard. Les règles de mouvement entre le Gard et l'Hérault demeurent strictes, et la levée progressive des restrictions en Occitanie est attendue prochainement.
ICI
Votre encart
publicitaire !
crise agricole
occitanie
GARD

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

10/05/2023
28/04/2023
06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner