Chambre d'agriculture de l'Hérault
Le 27 juin, la Chambre d'agriculture de l'Hérault était réunie en session. Au menu : le budget rectificatif 2022.
T. Laurent, secrétaire général de la préfecture ; J. Despey, président de la Chambre ; C. Arrighy, sa directrice ; et S. Navarro, élue de la Ville de Béziers.
© Crédit photo : FG
Après avoir évoqué son soutien aux collègues viticulteurs et producteurs de fruits à noyau impactés par l'épisode de grêle qui s'est abattu dans le nord et l'est du département, notamment en Pic Saint-Loup, mais aussi à Saint-Geniès-des-Mourgues, au Crès et à Lunel-Viel, avant de se poursuivre dans le Gard, le 24 juin dernier, le président de la Chambre d'agriculture de l'Hérault, Jérôme Despey, a rappelé la nécessité d'une révision de la moyenne olympique, qui n'est plus adaptée face à la répétition des aléas climatiques.
"On demande que les années où se produisent des aléas climatiques ne soient pas prises en compte dans le calcul de la moyenne olympique. C'est un des points majeurs de la demande que nous portons afin que le nouveau système assurantiel protège comme il se doit tous les agriculteurs", détaillait-il, avant d'aborder la révision du budget 2022 de la Chambre d'agriculture.
Le budget initialement voté, à hauteur de près de 6,6 millions d'euros, ne suffit plus en raison de "la multiplication des activités, du développement des projets de notre Chambre, notamment celui lié à la rénovation du site du Mas Saporta, et du contrat d'objectifs et de performance signé entre l'État et le réseau des Chambres d'agriculture de France, avec la mise en place entre autres de nouvelles modalités de calcul des cotisations instaurées par la Chambre d'agriculture de France", explique Cécile Arrighy, directrice de la Chambre d'agriculture de l'Hérault.
Sans oublier deux projets spécifiques que la Chambre finance, à savoir 'AgriPredict' en deuxième année d'expérimentation, et le lancement à venir de diagnostics des exploitations agricoles en lien avec les aléas climatiques. Par ailleurs, la Chambre doit faire face à 40 000 € de dépenses supplémentaires liées à l'inflation, ainsi qu'à 70 000 € de dépenses en plus de fonctionnement en lien avec les projets. Il était donc proposé de voter une enveloppe supplémentaire de 565 000 €, portant le budget de la Chambre à près de 7,3 millions d'euros.
Une nécessité, puisque la dynamique des prestations de services est revue à la baisse compte tenu d'une diminution des demandes de formation, de la non-concrétisation de certaines activités et du retard à l'allumage d'autres services", ajoute-t-elle. Ce qui porte le déficit de 42 000 € à 62 000 €, avec une capacité d'autofinancement de l'OPA autour de 2 700 €, "ce qui est assez peu, mais ne remet pas en cause toutefois la soutenabilité du budget présenté", assure Magali Pottier, chef comptable de la Chambre.
Au regard du profil agricole du département, la filière se taille la part du lion, avec un budget à hauteur de 1 911 K€, soit 24,3 % de la totalité. Suivent la section entreprise et stratégie, avec 1 420 K€ (18 %) ; les missions de représentation, avec 1 308 K€ (16,6 %) ; les fonctions support internes, avec 1 104 K€ (14 %) ; territoire, environnement et société, avec 1 039 K€ (13,2 %) ; les activités annexes, avec 837 K€ (10,6 %) ; et la filière animale, avec 252 K€ (3,2 %). Une répartition somme toute à l'identique du budget précédent.
Par ailleurs, en raison du contexte inflationniste actuel, accentué par le conflit entre l'Ukraine et la Russie, le président de la Chambre d'agriculture souhaite que par rapport au plan sur l'énergie un acompte supplémentaire de 25 % soit accordé aux agriculteurs en raison du prix du GNR (gazole non routier). De plus, toujours autour de la question énergétique, cette fois-ci pour le gaz et l'électricité, il demande qu'un dispositif soit mis en place, afin que 50 % du surcoût de la facture soient pris en compte, une situation à laquelle sont notamment confrontés les maraîchers et les distilleries. Et de rappeler que pour la filière élevage, le surcoût lié à l'alimentation animale est en cours de finalisation. Enfin, pour ce qui est des cotisations sociales, il rappelle qu'une prise en charge de celles-ci est possible dès lors que l'agriculteur démontre qu'il a un surcoût de 50 % sur un des postes de ses coûts de production. La prise en charge peut aller jusqu'à 5 000 €.
Dernier point abordé : la HVE. "Nous avons de réelles difficultés dans notre bassin viticole par rapport à la révision des référentiels, notamment sur l'IFT, mais aussi sur la biodiversité, les CMR, l'eau et la fertilisation. Or, dans notre bassin, le fait d'agglomérer les références avec celles de l'agriculture biologique (AB) nous handicape. Nous demandons donc de sortir des références liées à l'AB", conclut Jérôme Despey.
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