APICULTURE
Comme tous les ans, FranceAgriMer a diffusé fin août son 'Observatoire de la production de miel, de gelée royale et des autres produits de la ruche'. Les activités annexes comme la gelée royale, la pollinisation et la production de pollen ou propolis représentent une part croissante du chiffre d'affaires.
Les apiculteurs sont de plus en plus nombreux à commercialiser des produits transformés à base de miel, comme le pain d'épices, des bougies, des pâtisseries, des nougats-bonbons...
© Crédit photo : Miellerie des Clauses
En 2025, 66 963 apiculteurs sont déclarés, avec une légère baisse par rapport à 2024. La majorité des apiculteurs (61 269) possèdent moins de 50 ruches (-2,3%), mais ceux de plus de 50 ruches diminuent aussi légèrement (-2,8% à 5 694 exploitations). La région Auvergne-Rhône-Alpes concentre 20,3% des apiculteurs, quand l'Occitanie en accueille 10,4% et la région Sud 5,7%.
La production nationale atteint 34 568 tonnes en 2025 - dont 5 690 t de miel bio -, un record après une année faible en 2024 (21 600 t).
Sur les dix dernières années, la production a connu de fortes variations, entre 16 000 t et 35 000 t/an, selon les conditions climatiques et sanitaires. Mais une tendance haussière ressort néanmoins depuis 2016. En 2025, la majorité des régions productrices a bénéficié de cette hausse, l'Occitanie et Paca représentant chacune autour de 2 900 t.
Le rendement moyen en miel est de 24,6 kg par ruche, en forte hausse (+61,8%) par rapport à 2024 (15,2 kg/ruche), avec un rendement moyen de 27,1 kg/ruche dans les exploitations de plus de 50 ruches, quand les plus petites structures peinent à atteindre 18 kg. Cet écart traduit la technicité des premières.
Les miellées principales sont les fleurs d'été (17,7%), l'acacia (15,2%) et les fleurs de printemps (14,1%). Suivent les miels de châtaignier (8,4%) et de montagne (8,1%) quand celui de lavande atteint 5%, avec 1 720 t, en baisse de 12% par rapport à 2024 suite à des difficultés de production en Paca. De même, le miel de tournesol affiche une campagne 2025 très dégradée, avec seulement 3,9% de la production nationale, un niveau particulièrement faible notamment imputable aux mauvaises récoltes en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine.
En 2025, la transhumance concerne 7,6% des apiculteurs et est principalement concentrée dans le Sud-Est (26% des apiculteurs, 63% du miel produit en région). Au niveau national, un quart de la production est lié à la transhumance, une pratique courante chez les apiculteurs professionnels et mise en œuvre par 63,7% des exploitants de plus de 400 ruches. Elle est en général réalisée à courte distance, 61% des volumes transhumés l'étant entre 50 et 100 km, et 39% à plus de 100 km.
La vente directe pèse pour 39,9% de la commercialisation, devant la vente aux grossistes-conditionneurs (11,3%) et la vente en GMS et coopératives, respectivement 9,4% et 9,2%. Le circuit des magasins spécialisés non bio et épiceries fines pèse pour 8,4%, et l'autoconsommation pour 4,9%.
En 2025, la part de miel conditionné en pot recule, à 62,7% contre 67,5%. Cette baisse s'explique par la hausse de la production, les apiculteurs ajustant les quantités mises en pots avec leurs potentiels de vente.
En vente directe, le miel bio se vend en moyenne à 16,40 €/kg, un prix supérieur au conventionnel. En vrac, les miels mono-floraux comme lavande (9,04 €/kg) ou sapin (8,65 €/kg) sont mieux valorisés. En conventionnel, les prix restent nettement plus élevés en vente directe (15 € HT/kg) qu'en vrac (7,40 € HT/kg), avec une même tendance en bio. Le bio offre toutefois une meilleure valorisation, comprise entre +1,5 et +3 € HT/kg par rapport au miel conventionnel.
En complément de la vente de miel, les apiculteurs complètent leurs revenus par d'autres spécialités. Ainsi, en 2025, la production de gelée royale atteint 3,6 t issues de 289 producteurs, principalement vendue en pots de 10 g et en vente directe (31,5% des volumes).
Les activités de diversification représentent 2,46% du chiffre d'affaires des apiculteurs de moins de 50 ruches, et 9,45% des apiculteurs de plus de 50 ruches. Pour ces derniers, la principale contribution provient de l'activité d'élevage (4,2%) avec la vente d'essaims et de reines, devant la vente de produits transformés tels que le pollen (97 t en 2025) et la propolis (7 985 kg).
La majorité des exploitants a plus de 55 ans, avec peu de jeunes en activité. Seuls 6,9% envisagent une transmission à court terme, souvent familiale ou hors cadre familial. La transmission familiale est majoritaire, mais globalement, nombre d'apiculteurs ne savent pas encore à qui transmettre, et la transmission progressive est privilégiée, surtout pour les exploitations de plus de 50 ruches.
La cession se fait souvent à un apiculteur en place ou à un nouvel arrivant, avec valorisation des actifs, mais avec un biais notable : 78% des apiculteurs de moins de 50 ruches ignorent en effet comment estimer la valeur de leur exploitation, quand 19,3% des plus de 50 ruches en connaissent approximativement la valeur. Pour ces derniers, la principale difficulté reste de trouver un repreneur motivé : la valeur du cheptel et la complexité administrative freinent souvent la transmission.
ICI
Votre encart
publicitaire !
environnement
viticulture
VINIFILLES

Publiez facilement vos annonces légales dans toute la France.
Grâce à notre réseau de journaux partenaires.
Attestation immédiate, service 24h/24, 7 jours/7

10/05/2023
28/04/2023
06/06/2023
Chaque semaine, retrouvez toute l'actualité de votre département, des infos techniques et pratiques pour vous accompagner au quotidien...
Découvrez toutes nos formules
Inscrivez-vous GRATUITEMENT à nos newsletters pour ne rien rater de notre actualité !
S'abonner