ressource eau
Le 14 novembre, la présidente de Région, Carole Delga, aux côtés de l'académicien Erik Orsenna, a donné le coup d'envoi de la concertation régionale sur l'eau, et a présenté les travaux du projet Aqua Domitia, depuis la station de pompage de Mauguio (34).
Présentation par Jean-François Blanchet, directeur général de BRL, du projet Aqua Domitia, à la station de pompage de Mauguio (34).
© Crédit photo : FG
Sécuriser la ressource en eau des territoires littoraux situés entre Montpellier et Narbonne, telle est l'origine du projet Aqua Domitia. Anticipant les besoins en eau du territoire dans les années futures, Georges Frêche, alors président de l'ex-Région Languedoc-Roussillon décidait, en 2012, d'aménager un ouvrage hydraulique permettant d'envoyer l'eau du Rhône jusqu'au littoral narbonnais. "C'était visionnaire à l'époque, car on ne parlait pas encore de dérèglement climatique, mais aussi précurseur, car la Région avait bien compris que les besoins en eau d'un territoire ne se mesurent pas le jour même, et qu'il fallait se préparer au changement climatique", soulignait Jean-François Blanchet, directeur général de Bas Rhône Languedoc (concessionnaire de l'équipement hydraulique depuis la fin du débat public lancé en 2011), lors du coup d'envoi de la concertation régionale sur l'eau donné le 14 novembre, par la Région Occitanie, à la station de pompage de la Méjanelle, à Mauguio (34), lieu symbolique qui marque la jonction historique entre le Rhône et l'Orb.
Dix ans après son lancement, le projet, dont l'aménagement se réalise maillon par maillon, et selon les besoins du territoire, est désormais déployé à près de 90 %, et sans dépassement du budget défini au départ. Grâce à ces 140 km de canalisations du Rhône jusqu'à l'Orb, l'ouvrage hydraulique, en fonctionnement complet, peut livrer jusqu'à 2,5 m3 d'eau par seconde répartis entre l'agriculture (40 %), la consommation humaine (40 %) et, enfin, la préservation des milieux (20 %). Un choix bel et bien précurseur, puisque grâce à la connexion établie entre l'Orb et le Rhône, en juin dernier, "cet ouvrage a permis de passer la grande sécheresse de cet été, et d'alimenter en eau potable plus d'un million et demi de personnes, tout en diminuant drastiquement les prélèvements effectués dans les nappes phréatiques et les fleuves les plus en tension du littoral. Toutes les maisons ont pu ainsi avoir de l'eau potable. Sans la mise en service de cette connexion, qui amène l'eau du Rhône jusqu'aux régions de Béziers et de Narbonne, on aurait manqué d'eau potable partout, et des restrictions se seraient imposées, comme Bordeaux l'a fait sur son territoire", indique Carole Delga, présidente de la Région Occitanie.
Si cette ressource complémentaire a donc permis de sécuriser l'approvisionnement en eau potable cet été, mais aussi pour la suite, en raison d'un contexte démographique régional à la hausse, elle donne aussi les moyens à l'agriculture régionale de s'adapter face aux enjeux climatiques. "D'ici 2023, ce sont 6 500 ha supplémentaires qui seront irrigués par Aqua Domitia", précise Jean-François Blanchet. Enfin, cette ressource complémentaire permet de réduire la pression de prélèvement et de préserver les ressources fragiles. "On est bel et bien sur un investissement stratégique et non une vision consumériste", ajoute-t-il. L'étape suivante ? Un plan d'économie d'eau à l'échelle régionale et un plan Aqua Domitia 2 pour sécuriser l'ouest de la région, qui passera par une grande concertation.
Cette concertation sera réalisée auprès des acteurs et professionnels de l'eau, ainsi que des citoyens, pour permettre d'alimenter et d'orienter les différents travaux à identifier dans le plan d'action régional sur l'eau, qui sera adopté en juin prochain par la Région. Mais d'ores et déjà, en matière d'économie d'eau, plusieurs pistes sont envisagées par la Région.
Elles concernent à la fois l'optimisation des ouvrages existants, aussi bien les réseaux de distribution d'eau potable que les retenues collinaires ; le renforcement du maillage des réseaux pour avoir de la souplesse suivant les périodes de l'année ; la restauration des zones humides ; ou encore la création de nouveaux ouvrages avec des réseaux d'adduction.
Toutefois, par rapport à ce dernier sujet, "il faudra beaucoup expliquer pour éviter les réactions épidermiques, comme on a pu le voir dernièrement dans les Deux-Sèvres sur les méga-bassines", note la présidente de Région. Seule certitude : il faut innover, car "pomper l'eau sans retenue, c'est terminé", conclut-elle.
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