HÉRAULT
Le 19 juin, la Chambre d'agriculture de l'Hérault et l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse signaient un nouvel accord-cadre pour 2023-2024 définissant les actions à mettre en place pour s'adapter au changement climatique, économiser et mieux partager l'eau.
Karine Bonacina, directrice déléguée de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, et Jérôme Despey, président de la Chambre d'agriculture de l'Hérault, ont signé un nouvel accord-cadre, qui couvrira les années 2023 et 2024.
© Crédit photo : FG
Si les départements des Pyrénées-Orientales, de l'Aude et du Gard subissent de plein fouet la sécheresse, l'Hérault est loin d'être épargné, "particulièrement dans l'ouest et au sud de Montpellier, ainsi que dans les hauts cantons, et cette sécheresse concerne toutes les filières agricoles. Or, nous sommes dans une période où la gestion de l'eau est particulièrement critique pour les agriculteurs du fait des récoltes à venir", rappelle le président de la Chambre d'agriculture de l'Hérault, Jérôme Despey, en mot d'introduction, lors de la signature de l'accord-cadre avec l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse (RMC), ce 19 juin, dans son fief.
Aussi le partenariat avec cette agence (le premier accord-cadre a été signé en 2015, ndlr) est-il encore plus primordial dans le contexte actuel pour permettre à l'agriculture d'être économe dans l'utilisation de l'eau, en trouvant des solutions techniques et alternatives multiples, "avec la mise en place d'actions à long terme, plus systémiques, dans le cadre du changement climatique. Dans cette démarche, le soutien des partenaires est important, dont celui de l'Agence de l'eau aujourd'hui", poursuit Jérôme Despey. Et d'autant plus important que, pour lancer de nouvelles actions, le nerf de la guerre, comme toujours, est leur financement. Une fois encore, l'Agence de l'eau a répondu présent dans le cadre de ce nouvel accord, qui couvrira les années 2023 et 2024.
Ce partenariat, qui se veut "gagnant-gagnant, s'inscrit indubitablement aujourd'hui dans un contexte de poids accru du changement climatique. Il nous faut améliorer l'état des milieux, travailler plus avant sur les économies d'eau à la parcelle et les économies sur les réseaux hydrauliques de l'agriculture", commente Karine Bonacina, directrice déléguée de l'Agence de l'eau RMC. Avant de rappeler que 600 000 € ont déjà été investis dans des actions entre 2019 et 2021, dont 277 000 € d'aides, dans le cadre du précédent accord-cadre. Et, en 2022, l'Agence de l'eau a financé 45 000 € d'aides dans différentes actions, et s'est engagée dans l'accompagnement de la création de trois fermes '30 000' (actions vers l'agroécologie et la diminution des intrants, ndlr).
Avec le nouvel accord-cadre (2023-2024), ce sont 886 000 € d'aides financières qu'apportera l'Agence de l'eau pour les différentes actions programmées à hauteur de 1,248 M€. Si l'accord entend s'inscrire dans les pas des actions déjà entreprises, "il prend cependant une nouvelle dimension, en se renforçant autour d'actions d'adaptation au changement climatique", poursuit la directrice déléguée. Avec deux axes majeurs sur ce sujet qui sont la réalisation d'un outil de diagnostic sur la vulnérabilité des exploitations au changement climatique et la gestion quantitative de la ressource en eau.
Dans le cadre du premier axe, "nous allons aussi continuer à accompagner l'émergence de collectifs d'agriculteurs et développer des actions stratégiques sur le sol", indique Kévin Boisset, chef de projet 'Agriculture' à l'Agence de l'eau RMC. Sur ce dernier sujet, un observatoire départemental sera créé sur le retour au sol de la matière organique. En ce qui concerne le second axe, dont l'objectif est d'œuvrer pour atteindre l'équilibre quantitatif en améliorant le partage de la ressource en eau, l'Agence de l'eau contribuera à hauteur de 216 000 € pour une enveloppe globale de 309 000 €. "C'est ce volet qui sera le plus développé, avec l'appui aux territoires pour la conduite des plans de gestion pour la ressource en eau, un premier état des lieux des pratiques d'irrigation, ou encore les économies d'eau à réaliser à la parcelle", déroule-t-il. Les autres axes plus classiques dans le contrat cadre sont la mission de suivi d'épandage des boues des stations d'épuration (42 000 € d'aides) et la lutte contre les pollutions d'origine agricole (29 000 € d'aides).
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