Créés dans la continuité des réseaux Dephy Ferme, les groupes de progrès dits ‘30 000’ s’inscrivent dans le cadre du Plan Écophyto 2.
Créés dans la continuité des réseaux Dephy Ferme, les groupes de progrès dits ‘30 000’ s’inscrivent dans le cadre du Plan écophyto 2, et visent à accompagner 30 000 exploitations agricoles, engagées dans la transition écologique sur le territoire national. L’objectif, pour les entreprises volontaires, est de développer, valoriser et diffuser des pratiques économiquement, techniquement et environnementalement performantes.
Dans le Var, la Chambre d’agriculture accompagne notamment un groupe 30 000 en viticulture, qui rassemble dix exploitations viticoles, représentant les différents terroirs et profils du département. Vignerons indépendants ou coopérateurs, en agriculture raisonnée, bio ou en engagés vers une certification environnementale, partagent ainsi leurs expériences, et capitalisent sur leurs pratiques et les résultats obtenus.
Un test culotté
C’est dans ce cadre qu’une rencontre a dernièrement été organisée autour de la vie des sols. Face au constat de dégradation généralisé des sols agricoles, aux problématiques liées au changement climatique et aux exigences de réduction des intrants, la thématique est de plus en plus prégnante chez les viticulteurs, à l’image d’Albéric Philippon, du Château Carpe Diem. Membre des 30 000, il cultive une trentaine d’hectares certifiés en agriculture biologique sur les communes de Cotignac et Pontevès. Sur son vignoble, il allie enherbement semé et travail superficiel du sol. Régulièrement tondu - à cause du risque de gel notamment -, le couvert est détruit tous les deux ans. La pratique implique une gestion rigoureuse de l’herbe sous le rang, et a nécessité d’investir dans du matériel adapté. Le viticulteur a ainsi opté pour des lames bineuses et une débroussailleuse intercep. Afin d’enrichir son sol et de mieux maîtriser les adventices, il prévoit, à l’avenir, de faire des essais d’engrais verts.
“La gestion de la vie des sols est une thématique aujourd’hui revenue au centre des échanges“, souligne Julie Mazeau, conseillère viticole de la Chambre d’agriculture du Var, en charge de l’accompagnement et de l’animation du groupe 30 000. Pour mieux connaître leur sol, huit des dix exploitations qu’elle suit ont mis en place le désormais bien connu test du slip. Le principe est simple : enterrer des slips en coton blanc biodégradable pour une durée de deux à trois mois, afin d’apprécier l’activité biologique du sol. Moins il reste de tissu, plus le sol est vivant. Au total 75 slips ont été enterrés entre 20 et 30 centimètres de profondeur, afin de comparer différentes modalités de conduite de la vigne : enherbement, engrais vert, travail du sol, apport de matière organique... “C’est une expérience qui amuse beaucoup, mais est néanmoins très sérieuse, ce test ayant déjà fait ses preuves“, commente Julie Mazeau, qui a coordonné les opérations.
Des observations partagées
Installés courant mars, les slips ont été déterrés en juillet, et les vignerons participant à l’expérience se sont retrouvés sur le vignoble du Château Carpe Diem, à Cotignac, afin d’en tirer les enseignements. La dégradation du tissu montre globalement une bonne activité biologique, quels que soient les secteurs et les types de sol, y compris sableux. “Les sols sont différents, mais vivants. Cette année, les conditions météo, avec les pluies régulières de printemps et les températures relativement élevées, ont certainement été favorables“, relève Julie Mazeau.
Autre constat : la dégradation est généralement plus marquée sur sols travaillés avec apports de fertilisation, plus souples, plus aérés et plus riches en matière organique. “Les sols travaillés ont probablement été plus vite réchauffés, ce qui permet une activité plus intense et plus rapide“, commente la conseillère viticole de la Chambre d’agriculture. La dégradation reste aussi très bonne sur les rangs enherbés, avec des effets positifs enregistrés des engrais verts, par rapport à l’enherbement naturel, des engrais organiques, par rapport à l’absence de fertilisation, ainsi que de l’humidité.
Pour les producteurs du groupe 30 000, le test s’est révélé globalement positif. “C’est un indice parlant tout à fait exploitable, et moins coûteux qu’une analyse“, apprécie l’un d’entre eux.
Gabrielle Lantes
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