Sébastien Payen, le co-dirigeant de Fruition Sciences, le confirme : irriguer la vigne sans un système de suivi est extrêmement complexe, voire dangereux.
La Société du Canal de Provence a toujours été attentive à l’utilisation rationnelle de l’eau par les agriculteurs. Différents programmes de recherches et d’accompagnement ont été initiés dans ce sens au fil des décennies. L’accompagnement de la filière viticole est aujourd’hui d’autant plus stratégique que les réseaux d’irrigation sont appelés à s’étendre en Provence.Pour répondre à ces enjeux économiques et se préparer à répondre à une demande grandissante en matière d’irrigation, la SCP a revu, il y a quelques années, son approche de la question pour opérer sa révolution numérique. “La vision à la fois scientifique et pragmatique de Fruition Sciences en matière d’innovation dans le domaine des pratiques viticoles nous a paru intéressante. D’autant que la start’up avait, dans le domaine de l’irrigation, un pied aux États-Unis et un autre en France”, explique Alice Ract Madoux, qui coordonne au sein de la SCP les activités de service auprès des agriculteurs. Le rapprochement opéré entre les deux structures s’est traduit par une offre complète d’outils innovants, que les deux partenaires proposent aujourd’hui au monde viticole provençal. Sa finalité est de “prendre le pouls de la plante pour répondre à ses besoins en eau de manière efficiente”, résume Alice Ract Madoux. Le savoir-faire et l’environnement scientifique conjugués de la SCP et de Fruition Sciences donnent aussi lieu à des rencontres, organisées depuis trois ans, en Provence. Ces conférences autour des questions climatiques et leurs conséquences sur le vignoble et l’irrigation sont aussi une occasion de se poser, de regarder dans le rétroviseur, pour mieux se préparer à l’avenir.Comme l’on montré cette année au Tholonet le 5 février, les interventions d’Arnaud Trac (Weather Mesures) et de Caroline Gouttesoulard (IFV), les problématiques viticoles rencontrées sur le vignoble provençal ont été très différentes au cours des deux derniers millésimes, presque caricaturalement opposées.Des hausses de température régulièresL’année dernière, les vignerons ont été confrontés au gel ainsi qu’à une sècheresse qui s’est prolongée dans la saison. Mais, en 2018, le stress hydrique a laissé place aux excès d’eau, sur les mois d’avril, mai et juin. Les pluies ont provoqué une pression de maladies rarement vue en Provence. Une bonne partie du programme était d’ailleurs consacrée au mildiou qui, dans certains secteurs, a provoqué des pertes de productions très importantes.Les vignerons ont l’habitude d’une agriculture provençale faite d’extrêmes et de pénurie, d’aléas, de pluies variables, etc. “Mais ce que l’on constate vraiment depuis ces dernières années, c’est une hausse des températures sur toute la saison. Et c’est la combinaison de cette hausse avec une incertitude grandissante du régime de pluies, amplifiées par rapport aux habitudes, qui contraint les agriculteurs à adapter le végétal”, explique Alice Ract Madoux.Avec Fruition Sciences, la SCP développe des modèles qui permettent de mieux prévoir le risque, mieux le connaître et le définir. “Nous pensons que les outils numériques et l’intelligence artificielle permettront de s’adapter de plus en plus aux réalités du terrain. Les apports de ces outils, sur un territoire comme la Provence, peuvent vraiment nous aider à être plus ‘intelligents’ collectivement”, commente la responsable.
Emmanuel Delarue
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