Syndicalisme
Le 16 janvier, répondant à l'appel conjoint de la FRSEA et des Jeunes agriculteurs Occitanie, une mobilisation sans précédent a été mise en place. Sur la place du Capitole, à Toulouse, résonnaient les vibrantes revendications de près de 2 000 agriculteurs avec la présence de plus de 500 tracteurs. Au même moment, de l'autre côté du Rhône, les JA de Paca, accompagnés des FDSEA, débarquaient des quatre coins de la région Sud pour une des plus grosses mobilisations interdépartementales qu'Avignon ait accueillie ces dernières années.
Le 16 janvier 2024, répondant à l'appel conjoint de la FRSEA et des Jeunes Agriculteurs Occitanie, une mobilisation sans précédent a été mise en place à Toulouse.
© Crédit photo : JA Occitanie
Mois après mois, les actions se sont intensifiées en Occitanie sous l'accroche saisissante "On marche sur la tête", une expression des agriculteurs locaux pour illustrer leur frustration croissante envers l'absence de mesures gouvernementales en leur faveur.
Ce mouvement, uni et solidaire, annonce clairement son besoin d'actions concrètes. La région Occitanie demande un soutien plus fort et des solutions durables pour son secteur agricole qui est un pilier essentiel de la pérennité rurale et de la souveraineté alimentaire. Suite à cette assemblée massive, une délégation composée de membres de la FRSEA et des Jeunes agriculteurs Occitanie a obtenu une audience avec Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie et de Haute-Garonne, et d'autres autorités régionales. Bien que certains progrès aient été réalisés, notamment l'annulation de l'augmentation de la taxe concernant la redevance pour pollution diffuse (RPD) pour 2024 et la promesse de discussions ultérieures pour ce qu'il adviendra en 2025, les résultats demeurent décevants.
"C'est une réunion catastrophique et cela ne peut pas durer plus longtemps", souligne Romain Deloustal, président des Jeunes agriculteurs Occitanie. "Aucune avancée, ni sur la MHE, ni sur le GNR, ni sur les nitrates, en clair absolument rien pour sortir de cette situation catastrophique", a-t-il déclaré. En écho à ce sentiment, Philippe Jougla, président de la FRSEA Occitanie, a insisté sur la nécessité de maintenir la pression. "Les annonces sont insuffisantes. Nous devons continuer le combat, et il doit être repris par nos collègues de toutes les régions, jusqu'au Salon de l'agriculture." La résolution des agriculteurs à se mobiliser en faveur de leurs droits et d'une agriculture plus juste reste donc intacte. Ils ne s'arrêteront pas tant que des réponses concrètes du gouvernement ne seront pas obtenues. Depuis ce jeudi 18 janvier, des actions de blocages, sans dégradations, sont en cours sur les autoroutes qui mènent à Toulouse, avec plus de 500 personnes près de Carbonne, mais également du côté de Pamiers, avec comme slogan, "Ici commence le pays de la résistance agricole".
Il en est de même pour le secteur de Castelnaudary qui est bloqué ce vendredi 19 janvier. Comme l'appuie le président des JA Occitanie, "les blocages tiennent jusqu'à la venue du Premier ministre Gabriel Attal", ajoutant que, "des décisions sérieuses devront être prises dès sa venue car si rien ne bouge, ce sera la guerre".
En réponse face à la possibilité réelle de perturbations de l'ordre public et de prolongation des manifestations et blocages, Pierre-André Durand, préfet de la région Occitanie et de Haute-Garonne, a opté pour l'emploi de drones par les forces de l'ordre du vendredi 19 au samedi 20 janvier.
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